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La sexualité après 60 ans

Le mot sexualité est largement utilisé à l’adolescence et entre les couples. Mais associer sexe et vieillissement semble encore être un mythe. La sexualité est directement liée à la qualité de vie. Les pratiques sexuelles diminuent au fil des ans. Cependant, les personnes âgées en bonne santé sont restées sexuellement actives. Il existe des études dans la littérature sur la qualité de vie et la sexualité. Il est entendu que la vie est plus satisfaisante chez les personnes âgées qui ont déclaré avoir des relations sexuelles deux à trois fois par semaine. La sexualité dans le vieillissement peut être comprise comme la façon dont les personnes âgées expriment le sexe. Elle peut se faire par les gestes, la posture, le langage, les vêtements, les décorations, les parfums, entre autres. En ce sens, on peut en déduire que la sexualité va au-delà de la stimulation physique. Elle comporte des aspects émotionnels et une stimulation par des caresses, des gestes, des comportements et des odeurs. Si certains seniors font le deuil de cet aspect de leur vie, c’est loin d’être une généralité. On dit même que pour certains, le plaisir sexuel s’améliore après 60 ans. Pour autant, avec l’âge, peuvent toutefois se manifester certaines gènes et complexités. Chez la femme, par exemple, la sécheresse vaginale peut être un frein à une sexualité complètement épanouie tandis que chez ces messieurs, des troubles de l’érection peuvent apparaître. Si ces phénomènes sont normaux et logiques, reste qu’ils peuvent entacher l’intimité s’ils ne sont pas traités, mais aussi conduire à des angoisses, un mal-être, une perte de confiance en soi. 

La sexualité et le vieillissement

En ce qui concerne la sexualité et le vieillissement, des études soulignent que le sexe peut se retrouver sous sa forme la plus complète. L’acte sexuel étant le moment de plus grande proximité avec le partenaire. Ils la décrivent comme une partie intégrante de l’existence de l’être humain. Il est ainsi suggéré que les personnes âgées cherchent à mieux comprendre leur comportement sexuel. La sexualité est toujours un sujet controversé concernant le vieillissement. Même s’il s’agit de la tranche d’âge qui connaît la croissance la plus rapide au monde. Selon le bon sens, il y a un tabou. Il semble interdit de parler de la sexualité dans le vieillissement. Cependant, on peut observer avec les soins thérapeutiques que les personnes âgées trouvent nécessaire de parler du sujet et ressentent le besoin de discuter et de lever leurs doutes. Une donnée pertinente sur les femmes âgées, sexuellement, actives concerne l’utilisation des préservatifs. De nombreuses personnes âgées déclarent ne pas utiliser de préservatifs. Cela préoccupe beaucoup les équipes de soins de santé, car le nombre de maladies sexuellement transmissibles augmente parmi la population âgée.

Sexualité des seniors : venir à bout de ces “petits maux”

Car oui, des traitements médicaux sont là pour combler ce genre de lacunes liées á l’âge, et éviter que les personnes sexuellement actives ne se sentent diminuées face à un corps qui ne répond plus aussi bien qu’à une époque à peine plus lointaine pourtant. Oui, mais alors, quand on vieillit, outre ces nouvelles réactions physiologiques malvenues, notre sexualité change-t-elle ? Apparaît qu’avec l’âge, en effet, les rapports intimes peuvent se transformer, non pas pour être moins bien, mais plutôt pour être plus sereins, comme si vieillir permettait de retrouver une sorte de sagesse et en définitive, de gagner en liberté au lit. Exit alors la pression de la performance pour ces messieurs et l’angoisse de la maternité ou de la reproduction, pour ces dames. Place alors à l’unique raison de faire l’amour : le plaisir. On dit d’ailleurs que chez les seniors, l’imaginaire est davantage stimulé étant donné que la relation sexuelle n’est plus parasitée par des pressions extérieures.

Fréquence des rapports sexuels chez les seniors

Selon une enquête, 50 % de nos aînés : parmi les 500 personnes interrogées affirment avoir une libido identique à celle de leurs jeunes années, et pour 13 % d’entre eux, plus forte même. Côté fréquence de la bagatelle : 85 % déclarent avoir entre 1 et 5 rapports sexuels par mois avec, parmi eux, 42 % dépassant les 5 câlins mensuels. Oui, mais alors quand font-ils l’amour ? Sans contraintes d’enfants, sans risques de se faire surprendre, quel est le moment privilégié pour se retrouver à deux ? Selon le même sondage, nos aînés sont au choix du matin ou du soir puisqu’ils affirment à 80 % que le réveil ou le coucher sont encore les périodes les plus propices à des ébats sous la couette.

Chacun fait ce qui lui plaît. 

Grâce aux sites en lignes et autres applications mobiles, les 60 ans, et plus, ont aujourd’hui la possibilité de faire des rencontres plus facilement. De même, l’arrivée des nouvelles technologies leur permet aussi, d’une certaine façon, de repenser leur quête du plaisir et peut parfois les amener vers de nouvelles pratiques sexuelles. En matière de sexualité qu’on parle de seniors ou pas d’ailleurs, on peut en conclure qu’il est autant de façons de la pratiquer ou pas que de couples. De la douceur paisible du renoncement pour certains à la fougue retrouvée de leur jeunesse pour d’autres, en passant par une intimité repensée chez les partenaires de toujours, l’avancée en âge n’est de toute façon pas synonyme de mort du plaisir et de la libido.

Santé et sexe chez les seniors : les effets de la ménopause

Niveau santé, chez la femme, l’activité sexuelle est bienfaitrice. En effet, les femmes satisfaites sexuellement présentent un risque d’hypertension réduit, dit-on. Le phénomène pourrait s’expliquer par le fait que les hormones sexuelles libérées lors de l’orgasme a des effets positifs sur l’organisme. Mais voilà qu’au moment de la ménopause, véritable période de transition chez la femme, la sexualité interroge. En effet, la ménopause, qu’elle soit naturelle ou même provoquée, entraîne irrémédiablement des changements physiques et psychiques. Bouffées de chaleur, variations de l’émotion, absence de règles, réduction de la quantité des poils pubiens : les conséquences de cette chute de production d’hormones sont diverses et variées et plus ou moins bien ressenties selon les femmes. Pour autant, il faut savoir que la perte du désir sexuel n’est pas un symptôme de ménopause, mais bien celui d’une dépression engendrée par ce changement physiologique radical. Or, quelle que soit la tranche d’âge à laquelle on appartient, le sexe ne se traduit pas uniquement par une stimulation des organes génitaux, mais bien par plusieurs aspects physiques et psychologiques. Ainsi, à cette période venue, il est indispensable de garder une bonne estime de soi pour conserver une bonne santé sexuelle. La ménopause ne rime pas avec arrêt des rapports intimes. Mesdames, n’hésitez pas à en parler à votre médecin. Il faut également considérer que le sexe est une nécessité physiologique et une source de plaisir. Cesser de parler de sexualité est une façon d’empêcher les personnes âgées de ressentir du plaisir. Pour toute question, l’aîné doit demander l’aide d’un professionnel qualifié qui le guidera et lui fera des suggestions pertinentes.

Que faire pour entretenir la sexualité après quarante ans ?

Pratiquer les exercices de Kegel ou contractions du muscle pubococcygien et autres exercices de mise en forme des organes génitaux. Conserver le plus longtemps possible une sexualité active, avec ou sans partenaire. Prendre le temps de relaxer et de respirer la vie. Faire de l’activité physique, encore et encore, surtout des activités cardio-vasculaires. Surveiller son alimentation. Varier les activités érotiques, pas nécessairement les partenaires en utilisant son imagination. Et surtout, entretenir l’amour de son partenaire. Les gens actifs, sexuellement, vivent plus longtemps, plus de quatre ans, en meilleure santé : 35 % moins de maladie et sont plus heureux.