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Des services de plus en plus onéreux

Les associations de consommateurs dénoncent les frais prélevés sur les comptes des clients pour des services autrefois gratuits.

Les prix des services flambent

L’étude annuelle sur les tarifs bancaires de la CLCV (Association consommation logement et cadre de vie), publiée en mars dernier, dénonce, par exemple, des augmentations parfois autour de 20 % pour les cartes bancaires ou les chèques de banque dans certains des 78 établissements passés au crible.

• Des frais de tenue de compte de plus en plus fréquents

Certains services jusque-là gratuits sont de plus en plus souvent payants.
La facturation des retraits d’espèces aux distributeurs automatiques d’autres réseaux se répand, et certaines banques commencent même à réduire le nombre de retraits gratuits.
Les frais de gestion de compte, autrefois rares, se généralisent, surtout dans les banques mutualistes : ils dépassent parfois 20 € par an dans certaines caisses du Crédit agricole, des Banques populaires…
Ailleurs, ils restent toutefois plus modestes : 2,50 € par an (3 € à partir du 1erjuillet) seulement à La Poste, par exemple.

• Prélèvements automatiques payants

La mise en place de prélèvements automatiques est aussi de plus en plus souvent facturée, en particulier, là encore, dans les réseaux mutualistes, et surtout lorsqu’ils sont destinés à des organismes de crédit concurrents.
Même s’il subsiste parfois des exceptions pour les impôts, EDF, GDF, etc. Certains frais semblent injustes ou abusifs.
Certaines banques n’hésitent pas à faire payer les comptes… sur lesquels il ne se passe rien.
Un compte inactif coûte par exemple 40 € par trimestre au Crédit agricole Nord de France et 30 € environ à la Banque populaire de l’Ouest…
Mais, surtout, la CLCV s’inquiète du sort des clients dont la situation financière est difficile ou qui, tout simplement, ont des revenus modestes.
Des frais de gestion de compte sont appliqués parfois seulement aux personnes dont le solde créditeur est inférieur à un certain seuil ou à celles frappées d’interdit bancaire.

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