La phytothérapie : entre vertus santé et bien-être

Publié le : 01 septembre 202113 mins de lecture

La phytothérapie est un ensemble de techniques qui utilisent les plantes médicinales dans le traitement et la lutte contre les maladies infectieuses, les allergies, les troubles métaboliques et plusieurs autres cas. Utilisés correctement, ces médicaments peuvent apporter plusieurs bénéfices à la santé et donner des résultats, parfois même supérieurs aux traitements par les médicaments conventionnels. Un autre avantage est que les effets secondaires du traitement par les plantes médicinales sont réduits au minimum.

La phytothérapie : présentation

Est considérée comme phytothérapeutique toute préparation pharmaceutique, qu’il s’agisse d’extraits, de teintures, de pommades ou de capsules, qui utilise dans sa composition des tiges, des feuilles, des fleurs, des racines et des graines de plantes dont l’efficacité est prouvée. Cela montre que la phytothérapie peut offrir des solutions peu coûteuses pour le traitement de diverses maladies.

Les préjugés des médecins à l’encontre de ce type de médecine sont en train de disparaître grâce aux nombreuses études et tests scientifiques qui sont menés. Jusqu’à récemment, la phytothérapie était considérée comme une médecine populaire de qualité inférieure, propagée par des charlatans et des profiteurs, utilisant des plantes que l’on peut trouver n’importe où, même dans la cour de la maison.

D’autre part, comme pour tout autre type de médicament, il convient d’être prudent lors de l’utilisation de médicaments à base de plantes. La croyance populaire que ce qui vient de la nature est inoffensif induit l’utilisation de ces médicaments sans aucune sorte de précaution, les gens oublient que tout médicament ne doit pas être utilisé sans orientation médicale et que certaines plantes sont toxiques. On peut difficilement atteindre un état d’overdose avec du thé boldo, par exemple, mais l’effet de certaines plantes est inconnu et leur utilisation inconsidérée et prolongée peut effectivement apporter des problèmes de santé. Des allergies, des effets toxiques graves et même le développement d’un cancer peuvent survenir.

Pourquoi la phytothérapie séduit-elle ?

Près d’1 français sur 2 aurait recours aux tisanes, poudres, gélules, élixir à base de plantes. L’engouement pour un retour à des pratiques plus naturelles se confirme d’année en année. Il existe plusieurs raisons qui poussent vos clients à choisir la phytothérapie. Certains, pour être en adéquation avec leurs valeurs vont rechercher des médecines plus naturelles, dans la continuité des méthodes traditionnelles. D’autres, recherchent une alternative efficace, sans accoutumance, aux médicaments dits « classiques ».

Qu’est qu’une plante médicinale ?

Une plante médicinale est une plante utilisée pour ses vertus bénéfiques sur la santé et le bien-être. Les épices et les herbes culinaires comme la sauge le basilic, le thym, la menthe poivrée en font parties.  On retrouve aussi des nombreux légumes et tubercules quotidiens dans notre alimentation comme le chou, l’ail, l’oignon. Les plantes peuvent être utilisées sous de nombreuses formes comme les tisanes et les décoctions, En application cutanée avec les cataplasmes et les onguents.  De nos jours on retrouve aussi les plantes à avaler en compléments alimentaires sous forme de gélules et de comprimés. On trouve actuellement 148 espèces de plantes vendues hors pharmacies. De là à penser que les végétaux sont inoffensifs parce que naturels, il n’y a qu’un pas qu’il vaut mieux éviter de franchir.

Le vrai pouvoir des plantes

En tisane, en gélules, ou macérant dans de l’alcool, les plantes sont actives. De plus en plus d’études montrent leur efficacité et quelques plantes tiennent même la dragée haute aux médicaments pour certains maux, comme les nausées ou les infections virales. Revers de la médaille : cette activité vient parfois contrarier d’éventuels traitements médicaux. Par exemple, le millepertuis, efficace contre les dépressions légères, peut diminuer l’effet des anticoagulants ou des pilules contraceptives. D’autres plantes, au contraire, peuvent entraîner des surdosages involontaires, comme le gingembre avec les anticoagulants oraux. Conclusion : si l’on prend déjà des médicaments tous les jours, mieux vaut demander le feu vert au pharmacien avant de ritualiser la tisane de mélisse en fin de soirée (elle doublonne avec les antidépresseurs et les anxiolytiques).

Comment débuter la phytothérapie ?

Avant de commencer à utiliser les techniques de phytothérapie, essayez de connaître l’origine des plantes, des tisanes et des médicaments. La plupart d’entre elles se trouvent sur le marché de manière clandestine, sans respecter aucun critère scientifique et sans contrôle de qualité, puisque, surtout dans les pays tropicaux, ces plantes existent en abondance et peuvent être trouvées partout. Comme ils sont facilement accessibles, ils finissent par être confondus les uns avec les autres en raison de leurs caractéristiques similaires.

La phytothérapie soigne différents maux

Les différents maux qui rongent au quotidien ou encore les effets secondaires indésirables d’un traitement à base de médicaments peuvent parfaitement être traités par la phytothérapie. La plupart des patients qui choisissent de se soigner avec les plantes le font soit parce que c’est une méthode en adéquation avec leur mode de vie, soit ils cherchent une alternative aux médicaments. C’est d’ailleurs pour ces raisons que le retour aux méthodes traditionnelles de guérison est devenu très plébiscité. Pour en apprendre davantage sur la phytothérapie. Il existe un large éventail de plantes médicinales permettant de traiter une multiplicité de maux. Chacune d’elle a ses domaines d’actions par exemple, la dépression, les infections, le stress, la fatigue, la digestion. Les mises en garde souvent faites par les spécialistes portent souvent sur les interactions entre les solutions adoptées et les risques de surdosages. En effet, contrairement aux traitements médicamenteux, ceux par la phytothérapie ne reposent pas sur des proportions ni des préparations exactes.

Les plantes médicinales offrent plusieurs possibilités de formes galéniques

Les plantes médicinales sont utilisées de différentes manières selon l’effet escompté. En général, la forme galénique choisie dépend des recommandations données par le médecin phytothérapeute, le pharmacien ou le naturopathe. Le puissant principe actif est exploité en fonction de sa préparation. Par exemple, pour consommer une herbe médicinale, il est possible d’en faire une tisane, un bouillon ou une simple décoction classique. Certains spécialistes la réduisent en poudre ou en fait quelques extractions pour l’utiliser sous forme liquide à avaler. Se soigner avec la phytothérapie revient également à utiliser les plantes médicinales par voie externe. Cela peut se faire par cataplasme, par masque naturel, par bain, par lotion. Les résultats sont obtenus beaucoup plus rapidement.

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La phytothérapie allie soin et bien-être

L’action des remèdes naturels sur le corps humain est plus directe que tout autre traitement ce qui garantit son efficacité. La plupart du temps, ils sont employés comme prévention à une maladie spécifique ou comme cure. La phytothérapie apparaît comme une solution moins coûteuse aux maladies les plus rencontrées au quotidien, contrairement aux médecines qui ont recours aux produits chimiques. Et mise à part ses bienfaits thérapeutiques, elles renferment des vertus surprenantes pour le corps et l’esprit. Les plantes apaisent bien des maux, mais en même temps, elles sont de véritables sources de bien-être. À travers un massage relaxant à base d’huiles essentielles par exemple, la santé et la beauté sont toutes les deux retrouvées sans parler du plaisir ressenti durant la séance. La peau regagne de la souplesse et devient pulpeuse. Même le vieillissement de la peau est prévenu. Les sensations de lourdeur dans les jambes disparaissent, les muscles crispés se détendent, tout le corps est reposé. Avec une sélection d’huiles essentielles, il est même possible d’apaiser les maux comme le rhumatisme et les crampes.

La phytothérapie pour perdre du poids

Les très nombreuses plantes proposées pour aider à la perte de poids peuvent se classer en plusieurs familles :

  • celles qui sont censées réduire l’appétit, dites « coupe-faim »
  • celles qui provoquent une sensation de ventre plein (satiété), ou substances de lest ;
  • celles qui augmentent l’élimination urinaire, dites « diurétiques » ;
  • celles qui empêcheraient l’absorption intestinale d’une partie des graisses ingérées.

Outre ses propriétés stimulantes, la caféine possède un effet coupe-faim. Les plantes riches en caféine, tels que le guarana (Paullinia cupana), le maté, le caféier (Coffea arabica et C. canephora) et le théier (Camelia sinensis), sont proposées pour favoriser la perte de poids. Néanmoins, les effets coupe-faim de la caféine sont limités et s’estompent en cas de consommation régulière.

Faute de preuves d’efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant de la caféine de prétendre aider à perdre du poids ou à maintenir un poids optimal, en augmentant le métabolisme de base (pour brûler des calories) ou en favorisant l’utilisation de la graisse par le corps.

L’usage des algues pour faciliter la perte de poids repose sur leur richesse en fibres et leur capacité à retenir l’eau des aliments. Ces propriétés permettraient de se sentir rassasié plus rapidement et plus durablement. Néanmoins, aucune étude clinique ne justifie cette utilisation, en particulier à long terme.

De la même manière, les pectines extraites des citrons et des pommes sont parfois proposées pour augmenter la sensation de satiété, sans preuve formelle. Les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant des pectines de prétendre augmenter l’impression de satiété dans le but de réduire la prise de calories.

Existe-t-il des risques à perdre du poids avec des plantes ?

L’excès de caféine provoque de nombreux effets indésirables tels que nervosité, agitation, anxiété, insomnie ou irritation de l’estomac. En outre, la caféine est déconseillée aux personnes souffrant de maladie cardiaque, d’anxiété, d’ulcères gastriques ou d’hypertension artérielle.

Les produits à base d’éphédra sont interdits dans de nombreux pays, mais sont néanmoins proposés à la vente sur Internet. Ils doivent absolument être évités.

Des intoxications ont été signalées après la prise de produits contenant des extraits d’orange amère (bigaradier), en particulier lorsque ceux-ci étaient associés à de la caféine. Ces produits devraient être évités tout particulièrement chez les personnes souffrant de glaucome, de diabète, de troubles cardiaques, d’hypertension, d’adénome de la prostate, de dépression ou de troubles de la thyroïde.

Une consommation importante d’algues peut provoquer un apport excessif d’iode. Cet excès peut entraîner des problèmes de thyroïde.

Les pectines bloquent l’absorption de nombreux nutriments et ne devraient pas être utilisées plus de quelques jours d’affilée.

Les personnes diabétiques qui prennent des graines de fenugrec doivent surveiller attentivement leur glycémie.

La phytothérapie, pas pour tout le monde ?

Bien que séduisante, car les effets secondaires sont souvent moindres, la phytothérapie présente quelques contre-indications. Ainsi, les personnes allergiques à l’aspirine sont tout aussi sensibles aux plantes contenant des dérivés salicylés (comme le saule ou la reine-des-prés). Les épileptiques doivent éviter les plantes aromatiques et, en cas de cancer du sein ou de tout autre cancer hormono-dépendant, les plantes à activité ostrogénique, comme le soja ou la bourrache, sont contre-indiquées. Prudence également en cas de grossesse. Même si de nombreuses plantes restent autorisées, certaines se révèlent toxiques, par exemple les plantes laxatives irritantes (aloès, bourdaine), qui peuvent déclencher des contractions utérines.

Les informations contenues dans cette page ne sont données qu’à titre indicatif. Ils ne remplacent pas les conseils et le suivi des médecins, nutritionnistes, psychologues, professionnels de l’éducation physique et autres spécialistes.

 

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