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Les placements traditionnels

Ils n’ont pas perdu leur intérêt, loin de là. Certes, vous ne pouvez pas déduire de votre revenu imposable les sommes que vous y placez. Mais ce n’est pas très gênant si vous payez peu d’impôts. Et, surtout, vous restez libre : votre capital n’est pas bloqué.
Une fois retraité, vous ne serez pas obligé de le convertir en rente viagère. Vous pourrez le conserver pour y puiser au fur et à mesure de vos besoins.

L’assurance vie

Avantageuse en cas de décès (exonérations partielles de droits de succession), c’est aussi un placement dont les intérêts sont peu ou pas du tout fiscalisés (hors prélèvements sociaux) si, pour faire des retraits, vous attendez que votre contrat ait au moins 8 ans.
Il peut, au choix, être très sécuritaire ou permettre d’investir en Bourse. Il existe en effet deux types de contrats.
Les premiers sont des contrats en euros : ils n’offrent qu’un seul support d’investissement, garantissent votre capital et servent des intérêts chaque année (le rendement a beaucoup diminué depuis 10 ans, et ne dépasse plus guère 5 %, même sur de bons contrats).
Les seconds sont des contrats multisupports : vous pouvez répartir librement votre épargne sur plusieurs supports, c’est-à-dire en général un fonds en euros (l’équivalent d’un contrat en euros), des Sicav et FCP (en actions, en obligations, etc.), parfois des supports immobiliers.

• L’investissement locatif

Devenir propriétaire de sa résidence principale et ainsi éviter de payer son loyer est la première pierre de l’édifice pour la retraite, quand c’est possible.
Sinon, sauf à disposer d’une épargne importante vous permettant d’acheter votre maison sans recourir au crédit ou pour un montant infime, il est difficile de s’engager sur des emprunts à long terme.
Vous risqueriez de vous voir opposer un refus de la part des banques ou de devoir payer des mensualités trop lourdes.
Si l’immobilier vous tente, privilégiez plutôt un placement locatif de petite surface, donné en location dans un premier temps, pour l’occuper plus tard ou le revendre. Ce choix permet de ne pas s’engager sur des emprunts à long terme.
Par contre, évitez le « time share » (l’achat d’une période fixe de l’année) dans une résidence de tourisme qui impose de lourdes charges, est très contraignant et se revend très mal.

• Le PEA (plan d’épargne en actions)

Il permet d’investir sur des Sicav ou FCP dédiés aux actions européennes,ou d’acheter ces actions en direct. Il faut donc accepter les risques liés à un placement boursier.
Mais le cadre fiscal est avantageux puisque tous les gains sont exonérés d’impôt quand le PEA a 5 ans (hors prélèvements sociaux).
On peut aussi le garder aussi longtemps qu’on le veut, pour récupérer le capital en une fois, ou progressivement si le PEA a plus de 8 ans.
Car à partir de cet anniversaire, il peut aussi être converti en rente viagère non imposable (même principe que le plan d’épargne populaire).

• Le PEP (plan d’épargne populaire) a été supprimé

Vous ne pouvez plus le souscrire aujourd’hui.
Mais, si vous en avez déjà un, vous êtes libre de continuer à y faire des versements, tant que vous ne dépassez pas le plafond (92 000 € par PEP). Ce qui est plus ou moins intéressant selon les caractéristiques de votre plan.
S’il s’agit d’un PEP bancaire à taux garanti, examinez le taux promis aujourd’hui sur vos nouveaux investissements : certains rapportent quand même autour de 4 %.
Si vous avez un PEP assurance vie, regardez le rendement du support en euros intéressant pour votre sécurité.
Si vous êtes tenté par la Bourse, sachez que vous bénéficiez avec le Pep, après 8 ans, d’une garantie sur le capital investi, rassurante pour un placement sur les supports en actions.

• L’épargne logement

Que vous soyez propriétaire de votre résidence principale ou non, le plan d’épargne logement est intéressant.
Vous devez verser 235 € à l’ouverture puis au minimum 550 € par an.
Vous préparez ainsi un capital disponible dans quatre ans ainsi que des droits à prêt si vous voulez réaliser un nouvel investissement immobilier. Vous pouvez le reconduire jusqu’à dix ans. Et bénéficier d’une prime d’état pouvant atteindre 1 525 € si vous empruntez.
Si vous n’en avez pas l’utilisation, vous pouvez donner les droits à vos enfants (à condition qu’ils en aient un eux aussi). Ces plans ne sont pas imposables, hors prélèvements sociaux de 10 %.
Vous pourrez opter pour les PEL à revenus qui vous procurent des revenus trimestriels, car ils sont couplés à des comptes à terme qui arrivent à échéance tous les trois mois, vous permettant de récupérer capital et intérêts.
Attention ! Évitez le compte épargne logement : il fait payer cher la disponibilité des capitaux, par un taux de rendement le plus faible du marché (1,5 %).

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