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Prévention et traitement : comment aider une personne cardiaque ?

Les maladies cardiovasculaires tuent partout dans le monde. En France, elles sont même la deuxième cause de mortalité chez l’homme et la première chez la femme. Ces troubles affectent le cœur et les vaisseaux sanguins. Infarctus, hypertension, arythmie cardiaque ou encore thrombose veineuse, les maladies cardiovasculaires sont multiples. Généralement, une mauvaise alimentation, un manque d’activité physique, une consommation abusive d’alcool, l’obésité, le stress, l’hypertension et le tabagisme représentent des facteurs favorisant l’apparition des maladies. Une phlébite désigne la formation d’un caillot sanguin dans une veine. Elle doit rapidement être identifiée et traitée afin de ne pas se transformer en une embolie pulmonaire. Il est fondamental d’apprendre à s’occuper de ses proches qui souffrent de problèmes cardiaques. Apprendre à écouter la douleur des autres, encourager et aider à créer des habitudes saines, se débarrasser des dépendances et organiser des consultations et des examens sont quelques-unes des façons de le faire. Pour en savoir plus, découvrez cet article qui peut aider les personnes qui souffrent de problèmes cardiaques. 

Quels sont les facteurs de risques ?

– Le cholestérol est une molécule de la famille des lipides. On distingue deux types de cholestérol, le bon appelé HDL et le mauvais dit LDL.

– Les triglycérides sont utilisés comme une source d’énergie pour les cellules et stockés comme une réserve de graisse dans les tissus adipeux. Mais ce sont aussi des graisses apportées par l’alimentation d’origine animale. 

– Le tabac constitue un risque majeur pour notre cœur et notamment pour celui des femmes. Alors que chez les hommes, le pourcentage de fumeurs a tendance à diminuer, la progression chez les femmes est spectaculaire. La capacité fonctionnelle respiratoire de la jeune femme est amputée de 30 % après deux ans seulement de tabagisme. 

– Le diabète : voie royale des maladies cardio-vasculaires. C’est la perte par l’organisme de son aptitude à contrôler la hausse de la glycémie, c’est-à-dire le sucre dans le sang. On distingue deux types de diabète, le type 1 dit « insulinodépendant », car c’est une maladie auto-immune et le type 2 qui ces dernières années est devenu l’une des principales maladies chroniques. 

– Le surpoids et l’obésité : aujourd’hui, elle est devenue plus qu’un fléau, c’est une grave maladie de civilisation qui ne cesse de s’étendre. Le surpoids correspond à un excès de poids par rapport à la taille, mesuré en calculant l’IMC. Lorsque cet écart est très important, on parle d’embonpoint. En cas de surpoids et d’obésité, on parle aussi de ventre cardiaque. 

– La sédentarité est caractérisée par une activité physique insuffisante. Ce mode de vie, qui représente les civilisations modernes, est nuisible pour la santé. En dessous d’une activité équivalente à une demi-heure de marche par jour, on peut être considéré comme sédentaire. 

– Le stress est un réel facteur de risque, qui influence l’apparition de maladies cardio-vasculaires, en particulier l’infarctus du myocarde. De nombreuse études démontrent que même sans antécédents cardiaques, la dépression légère, l’anxiété, le sentiment d’impuissance, d’isolement peuvent favoriser les maladies coronariennes. De même que les problèmes affectifs auraient un effet nocif d’une certaine importance sur la santé du cœur et des artères. 

– La ménopause : on a longtemps entendu dire que tout au long de sa vie, la femme est généralement protégée entre autres des maladies cardio-vasculaires par ses hormones et qu’à la ménopause cette protection disparait. Ce propos n’est plus d’actualité, car les femmes vivent différemment, et ce, dès qu’elles entrent dans la vie active. Cependant, la ménopause signifie presque toujours une élévation du cholestérol, ce qui peut avoir un impact sur la santé du cœur.

– Les antécédents familiaux : tout n’est pas contrôlable, à commencer par les facteurs génétiques. C’est là la plus injuste des causes de l’excès de cholestérol. Quand plusieurs membres d’une même famille ont des taux élevés de cholestérol sanguin, on parle d’hypercholestérolémie familiale. Il s’agit d’un problème d’origine génétique ce qui explique qu’il peut passer d’une génération à l’autre.

Prévention des maladies cardiovasculaires

Choisir les bons acides gras : la consommation d’acides gras essentiels Oméga 3, qui font partie des acides gras polyinsaturés, comme les Oméga 6, a un effet préventif sur les maladies cardiovasculaires, et cela, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ils réduisent le pourcentage de triglycérides, les Oméga 3 agissent aussi sur l’agrégation plaquettaire, l’inflammation, l’élasticité des artères et donc sur la tension artérielle. 

– Gérer le stress : c’est un facteur de risque important de maladies cardiovasculaires. On sait ainsi que la pression psychosociale est responsable d’un tiers des infarctus du myocarde et de 10 % des AVC. Pour le gérer, il faut pratiquer une activité physique et penser aussi à utiliser régulièrement la technique de cohérence cardiaque, méthode de respiration qui a fait ses preuves en matière de gestion de cette contrainte et de prévention, en stimulant le nerf cardiaque qui nous protège, appelé nerf vague.

– Arrêter de fumer : le tabagisme est un des principaux facteurs de risque modifiables de cette maladie. Entre 30 et 70 ans, 4 décès sur 10 sont imputables au tabagisme. Et les femmes sont très touchées. Plus de 60 % des infarctus de la femme de moins de 50 ans sont ainsi attribuables au tabac. 
– Un sommeil de qualité : plusieurs études ont montré qu’une durée de sommeil inférieure à 6 h était une cause d’apparition d’infarctus. Une durée insuffisante de sommeil est liée à une augmentation des facteurs de risque des maladies, surpoids, hypertension, diabète, hypercholestérolémie, irritabilité. Il est donc très important de dormir au moins 6 h par nuit, l’idéal étant une nuit de 7 h ou 8 h.  

– Manger lentement : manger lentement et bien mâcher, c’est bon pour le système cardiovasculaire, car cela permet d’éviter ou de limiter la prise de poids, un des facteurs de risque des maladies. 

 – Faire du sport : une activité sportive régulière (30 à 40 min 3 fois par semaine) contribue à renforcer le système cardiorespiratoire. L’activité physique réduit de 30 % le risque d’accident cardiovasculaire et permet de conserver un poids normal, de perdre quelques kilos si besoin, de diminuer le “mauvais” cholestérol, de faire baisser la proportion de triglycérides, de lutter contre le diabète, de réduire la pression artérielle, d’aider au sevrage du tabac, autant de facteurs de risque des maladies cardiovasculaires.

– Surveiller sa tension : la tension artérielle trop élevée, ce qui endommage ces dernières, est le premier facteur de risque de maladies et particulièrement de l’accident vasculaire cérébral. Dès 40 ans, chacun devrait faire mesurer sa tension au moins une fois par an. 

– Limiter la consommation de sel : l’idéal est de ne pas dépasser 5 g de sel par jour.

– Une activité sexuelle régulière : elle est bénéfique pour la santé parce qu’en plus, on libère des endorphines, ce qui est bon pour le moral donc pour le cœur.

– Faire un bilan de santé après 45 ans : il est essentiel de faire un check-up cardiovasculaire dès l’âge de 45 ans, afin de savoir si l’on est hypertendu.

– Prendre un petit-déjeuner complet : un petit-déjeuner équilibré a un impact important sur le poids, et cela, à tous âges. Un petit-déjeuner complet, c’est un produit céréalier, un fruit, un laitage et une boisson.

– Des visites régulières chez le dentiste : un mauvais état bucco-dentaire est un facteur de risque. Les bactéries présentes dans la bouche peuvent pénétrer dans la circulation sanguine et affecter le système cardiovasculaire. 

– Rire le plus longtemps possible : il est montré que le fait de rire avait un impact positif sur les artères – rire entraîne, en effet, une vasodilatation des artères et donc une augmentation du débit sanguin. En outre, rire est aussi un bon anti-stress.

– Dépister l’apnée du sommeil : le syndrome d’apnées du sommeil est une cause d’AVC, d’infarctus et de dilatation aortique.
– Manger du chocolat noir : le chocolat noir a des effets positifs sur le système cardiovasculaire, cela notamment grâce à la présence de flavonoïdes, antioxydants puissants. Enfin, les flavonoïdes contenus dans le chocolat fluidifient le sang en agissant sur la coagulation.

–  Boire du vin rouge avec modération : une consommation modérée de vin rouge a un effet protecteur cardiovasculaire, en particulier chez les hommes de plus de 40 ans et les femmes ménopausées notamment, car il contient du resvératrol, un antioxydant aux propriétés anti-agrégantes et vasodilatatrices.
L’insuffisance rénale : maladie cardiovasculaire

L’insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque peut concerner :

– Le cœur gauche : il s’agit d’une insuffisance ventriculaire gauche ou insuffisance cardiaque gauche.

– Le cœur droit : il s’agit d’une insuffisance ventriculaire droite ou insuffisance cardiaque droite. Elle peut être aiguë : un choc cardiaque, voire un collapsus, mais aussi chronique et c’est la forme la plus fréquente.

Elle peut avoir différentes formes. La dysfonction systolique correspond à une capacité contractile du ventricule gauche réduite et la dysfonction diastolique correspond à une anomalie de la capacité de relaxation des fibres cardiaques qui perturbe la manière dont le ventricule se remplit.

Le traitement de l’insuffisance cardiaque

Le médicament le plus ancien de l’insuffisance cardiaque, la digitaline, apparu à la fin du XVIII ème siècle, a été supplanté par un autre digitalique, la digoxine, largement utilisée pour ralentir la fréquence cardiaque et améliorer le remplissage du cœur dans les cas d’arythmie complète rapide par fibrillation auriculaire. Dans l’insuffisance cardiaque en rythme normal, la digoxine est un médicament prescrit en complément des autres médicaments, notamment des diurétiques pour le traitement. Selon le diagnostic, différentes familles de traitements peuvent en effet être associées et modifiées avec le temps et l’évolution de la maladie : les diurétiques, augmentent l’élimination de l’eau et du sel par les reins, réduisent la congestion quand le cœur, les poumons ou les autres organes, comme le foie, sont engorgés, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, assouplissent les vaisseaux et améliorent ainsi la circulation du sang tout en limitant la dilatation du ventricule gauche après un infarctus. Ils sont utiles à tous les stades de la maladie et ne peuvent être pris que sous surveillance médicale.

La cardiologie, qui est une discipline en médecine spécialisée dans le traitement des maladies cardiovasculaires, est la meilleure solution pour traiter les maladies. Le cardiologue est le médecin spécialisé dans la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies du cœur et des vaisseaux. Avec l’instauration du parcours de soins coordonnés, seul le médecin traitant peut orienter un patient vers un cardiologue. 

Les régimes alimentaires malsains et la sédentarité sont de grands ennemis du cœur. Encourager et aider la personne qui souffre de problèmes cardiaques à prendre des habitudes saines est la meilleure chose à faire. L’encouragement commence dès le moment où vous invitez la personne à se promener ou à manger dans un endroit sain. En outre, vous pouvez présenter des données significatives sur les avantages d’une alimentation saine.