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Ostéoporose : quels sont les facteurs de risque ?

La survenue d’une première fracture multiplie le risque de faire de nouvelles fractures. L’ostéoporose doit donc être diagnostiquée et traitée le plus tôt possible. Les facteurs de risque de survenue de l’ostéoporose sont connus. Si certains ne peuvent être modifiés, il est possible d’agir sur beaucoup d’autres.

Mauvaise alimentation

Un apport trop faible en calcium dans l’alimentation peut réduire le stockage du minéral dans les os. L’alimentation a donc une influence majeure sur la santé des os. La mauvaise alimentation entraînent une carence en calcium et en vitamine D. Si la nourriture ne contient pas assez de calcium pour assurer d’autres fonctions importantes de l’organisme, os, nerfs et cellules musculaires, les réserves de calcium des os sont épuisées. Cela explique, entre autres, que les femmes en sous-poids, ainsi que les athlètes de haut niveau ayant un régime alimentaire strict et un faible taux de graisse corporelle, courent un risque accru d’ostéoporose. La vitamine D dans l’alimentation est d’une grande importance pour l’absorption intestinale et le stockage du calcium dans les os. Cependant, la proportion la plus élevée de vitamine D est produite dans la peau elle-même lorsqu’il y a suffisamment de soleil : 15-30 minutes de soleil par jour sur le visage et les mains suffisent déjà en été pour produire la quantité nécessaire de vitamine D. Les personnes qui se déplacent rarement à l’extérieur, ou qui ne passent que du temps à l’ombre, peuvent donc souffrir d’une carence en vitamine D. Aux latitudes au-delà du 40e parallèle, les rayons du soleil ne sont pas suffisants. Au moins pour les personnes à risque d’ostéoporose, une supplémentation en vitamine D est recommandée car sans vitamine D, une grande partie du calcium présent dans les aliments n’est pas absorbée ou excrétée. La vitamine D est donc essentielle pour favoriser l’absorption du calcium au niveau de l’intestin. Un régime pauvre en produits laitiers qui sont essentiels pour un apport optimal en calcium. Un régime riche en sel et/ou protéines qui va induire la fuite du calcium dans les urines.

Manque d’exercice

L’exercice physique est extrêmement important pour stimuler le métabolisme osseux. Chez les enfants, il favorise le développement de la densité osseuse. De cette façon, les adultes favorisent naturellement le maintien de leur densité osseuse jusqu’à un âge avancé. L’activité physique répétée entraîne une augmentation de la densité des os et un bon tonus musculaire.

Âge

Le manque d’activité physique chez les personnes âgées est un risque accru de perte osseuse excessive. Chez les femmes comme chez les hommes, le risque de fracture osseuse augmente en raison de la plus grande tendance aux chutes liée à l’âge et de la diminution du réflexe de protection. Le déclin des tissus mous entraîne une augmentation significative des fractures du col du fémur. Un trouble visuel peut également être responsable de chutes fréquentes et d’un stress excessif sur les os. Un certain nombre d’autres troubles organiques à un âge avancé peuvent encore augmenter le risque de chute : vertiges, atrophie musculaire. La maladie dite des chutes fait souvent partie d’une fragilité très répandue dans la vieillesse, qui entraîne un risque très élevé de fracture osseuse due aux chutes. À partir de 60 ans, l’apport en vitamine D est considérablement réduit. D’une part, les personnes âgées n’absorbent souvent pas suffisamment de vitamine D dans leur alimentation. D’autre part, la peau peut produire beaucoup moins de vitamine D. Le manque de lumière du soleil aggrave encore ce problème. Cela est particulièrement vrai pendant les mois d’hiver, lorsque la lumière du soleil n’est généralement pas suffisante pour la production de vitamine D. Une fonction réduite des reins avec l’âge inhibe également la production de dérivés de la vitamine D. La carence en vitamine D au cours de la vieillesse double également le risque de chute en raison d’une mauvaise coordination des mouvements. Dans ce cas, une thérapie de remplacement est absolument nécessaire. En gros, on peut dire que le risque de fracture double à chaque décennie de vie. Chez les personnes de plus de 65 ans, les fractures du corps vertébral et du col du fémur à 90 ans sont associées à l’ostéoporose. La prévalence des fractures ostéoporotiques augmente avec l’âge. On estime qu’après 50 ans, 1 femme sur 3 et 1 homme sur 5 auront une fracture ostéoporotique.

Sveltes, à la peau claire et de grande taille

Les personnes délicates et trop minces dont l’indice de masse corporelle est inférieur à 20 semblent tomber plus souvent malades parce qu’elles ont une masse osseuse initiale plus faible et que le squelette réagit donc plus fortement au stress. Cela pourrait être dû à une production plus faible de facteurs de croissance et à des niveaux d’œstrogènes comparativement plus faibles.

Grossesse

Les femmes peuvent également tomber malades d’ostéoporose après une grossesse, car pendant l’allaitement, la mère donne à son enfant beaucoup de calcium avec le lait. Le corps sain peut bien compenser cela, mais les femmes présentant un risque très élevé d’ostéoporose peuvent développer une ostéoporose manifeste dans cette situation.