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Ostéoporose : les femmes ne sont pas les seules à être touchées

On a longtemps cru que l’ostéoporose était une maladie exclusivement féminine. Bien que les hommes soient également touchés, on sait que le déficit en estrogènes (hormones sexuelles féminines) favorise la perte osseuse. Cette influence est particulièrement visible lorsque la ménopause intervient précocement (avant 45 ans) ou fait suite à une intervention chirurgicale. De la même manière, une puberté tardive peut constituer un facteur de risque. 

De nouveaux médicaments sur le point d’être approuvés

 Des millions de femmes et d’hommes sont exposés à un risque accru de fractures parce qu’ils souffrent d’ostéoporose. Il existe de bons médicaments pour le traitement. Cependant, bien trop peu de personnes atteintes d’ostéoporose sont traitées avec des médicaments, même si elles ont déjà eu des fractures à plusieurs reprises.  Lors de la conférence de presse du congrès, les experts discuteront de cette lacune dans les soins et des nouvelles substances actives prometteuses qui peuvent réduire le risque de fractures osseuses chez les patients à haut risque.

Facteurs de risque

L’ostéoporose est une affection appelée “perte osseuse”, ce qui signifie que la densité osseuse diminue et que le risque de fractures augmente. Bien que 80 % des patients atteints d’ostéoporose soient des femmes après la ménopause, il ne s’agit pas d’une maladie purement gynécologique. Les conséquences des fractures osseuses sont souvent graves. Une mobilité réduite, par exemple après une fracture du col du fémur, conduit souvent à l’admission dans une maison de retraite et vingt pour cent des personnes ayant une fracture du col du fémur en meurent directement ou indirectement. Afin de minimiser le risque d’ostéoporose, chacun peut faire quelque chose. Une alimentation saine, de l’exercice physique régulier, peu d’alcool et l’abstinence de nicotine font partie d’une bonne prévention.

En principe, un équilibre entre la vitamine D et le calcium est également important pour la santé des os. D’autres facteurs de risque tels qu’une prédisposition génétique correspondante, l’âge ou le sexe et certaines maladies antérieures ne peuvent être influencés. Il est important d’utiliser ces facteurs et d’autres pour identifier les patients qui présentent un risque de fracture sensiblement accru et les traiter ensuite avec des médicaments préventifs. Malheureusement, trop peu de personnes atteintes d’ostéoporose sont traitées avec des médicaments même après des fractures multiples.

Substances actives pour la prophylaxie

Pour la prophylaxie, il existe diverses substances actives qui peuvent réduire considérablement les fractures osseuses chez les patients à haut risque. On distingue deux types de médicaments : les médicaments qui inhibent la résorption osseuse et ceux qui favorisent la formation osseuse. Le premier groupe comprend le raloxifène, les bisphosphonates et le dénosumab. Dans l’os, l’anticorps Denosumab bloque la protéine signal RANKL (Receptor Activator of NF-kappaB Ligand), qui favorise la formation et l’activité des ostéoclastes, les “résorbeurs osseux. Un professeur explique : “Il en résulte une inhibition de la résorption osseuse par les ostéoclastes et donc une augmentation de la densité osseuse. Le deuxième groupe de médicaments pour la formation des os comprend le tériparatide, qui est lié à l’hormone parathyroïdienne humaine.

Deux nouveaux principes actifs très prometteurs ont également un effet anabolisant, ils favorisent la formation osseuse : l’abaloparatide, analogue de l’hormone, qui agit au même endroit que le tériparatide mais réduit plus fortement le nombre de fractures osseuses, et le remosozumab, principe actif. Il s’agit d’un anticorps contre la sclérostine, une protéine naturelle qui inhibe la formation des os. Le principe actif supprime l’inhibition et la formation osseuse peut être intensifiée.

Les deux préparations sont proches de l’approbation, sont prometteuses et élargissent notre spectre thérapeutique. Malheureusement, l’ostéoporose, très répandue, avec ses risques de chutes, de fractures et, éventuellement, de perte de mobilité qui en résulte, est sous-estimée. Les nouveaux médicaments prometteurs fournissent d’autres remèdes contre cette maladie. Outre le thème de l’ostéoporose, des experts d’endocrinologie discuteront également des effets psychologiques des hormones en utilisant l’exemple de l’ocytocine, “l’hormone des câlins”, lors de la conférence de presse du congrès, et présenteront les résultats de la recherche sur les réactions inflammatoires chroniques associées au diabète, à l’athérosclérose et à la démence.