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Les principaux types de liposuccion

Liposuccion

La liposuccion se hisse, avec l’augmentation mammaire, dans le top des interventions de chirurgie esthétique les plus demandées par les patients. Et pour cause, on observe une tendance mondiale à l’augmentation du poids de la population, en raison d’une vie sédentaire, centrée sur le travail et laissant peu de place pour les loisirs et le sport. La liposuccion apparaît donc comme une alternative pour perdre la graisse indésirable.

Au même titre que la médecine générale,  la chirurgie plastique évolue sans cesse. Ainsi, il existe aujourd’hui, différents types de liposuccion, répondant chacun à des besoins différents. En ce sens, il est fondamental de comprendre les similitudes et les différences entre les principales. Il faut cependant prendre en considération le fait que la liposuccion est une opération chirurgicale qui doit être effectuée par un spécialiste.

1. La liposuccion

On parle de liposuccion lorsque le chirurgien esthétique aspire la graisse à l’aide d’une canule. Ce qui peut changer, c’est le type de canule et le chariot d’anesthésie. La technique de liposuccion change selon le type de canule utilisée (lipo laser, lipo ultrasonique, vibroliposuccion, lipo traditionnelle). Le support anesthésique ne change pas la technique, bien que les médias veuillent donner des noms différents pour la liposuccion avec anesthésie locale (minilipo, hydrolipo, lipo-light etc.). – C’est tout de même une liposuccion sous anesthésie locale.

Le temps opératoire et la taille de l’anesthésie (anesthésie locale, locale avec sédation, péridurale ou générale) varient en fonction de la quantité de graisse et des zones à aspirer. Une liposuccion d’un demi-litre peut par exemple être faite avec une anesthésie locale, environ 40 minutes. Une liposuccion de 4 litres, dans l’abdomen, les flancs, le dos et les bras, demandera en revanche, 4 heures, sous anesthésie générale.

A savoir que les volumes aspirés ne doivent pas dépasser 7 fois le poids du corps.

La préopératoire reste semblable aux autres chirurgies :

– La personne doit subir les examens nécessaires pour évaluer le risque chirurgical ;

– Évitez de prendre des médicaments anticoagulants 14 jours à l’avance ;

– Grattez les cheveux de la zone à opérer (s’il y en a).

Pour les opérations sous anesthésie péridurale ou générale, il faut arrêter de fumer et prendre des contraceptifs hormonaux pour réduire le risque de thrombose.

Pour le postopératoire :

– Le drainage lymphatique et les ultrasons sont nécessaires pour réduire le gonflement et la formation de fibrose ;

– Utilisez des bas de contention pendant environ 45 jours ;

– Ne faites pas d’exercice pendant cette période d’environ 45 jours ;

– Évitez la chaleur et les bains chauds et longs.

2. Liposculpture

La liposculpture est une liposuccion dans laquelle, après avoir été enlevée et traitée, la graisse est greffée pour donner du volume dans une autre zone (comme dans les fesses, les plis du visage, les seins, etc.) Une partie de la graisse greffée est absorbée (environ 50%), mais ce qui reste est généralement bien accepté par l’organisme, puisqu’il s’agit de la graisse du patient lui-même.

La liposculpture dure généralement environ une demi-heure de plus que la liposuccion, en raison de la nécessité d’appliquer le greffon.

3. Vibroliposuccion

La vibroliposuccion est un type de liposuccion dans lequel le chirurgien plastique utilise une canule avec un mécanisme de vibration, qui facilite la pénétration de la graisse et son retrait. Les mouvements sont généralement plus doux, car il n’est pas aussi résistant de déplacer la canule. La graisse sort plus facilement, avec moins d’effort et le saignement est généralement moins important.

Comme il s’agit d’une liposuccion, le temps opératoire est essentiellement le même que pour une liposuccion traditionnelle (en fonction de la quantité de graisse et des zones à aspirer).

4. Liposuccion au laser

La liposuccion au laser est une liposuccion dans laquelle, avant d’aspirer la graisse à l’aide de tout type de canule, on utilise une canule qui émet un laser à son extrémité. Le laser brûle la graisse, la liquéfie et dégage de la chaleur. La chaleur brûle les petits vaisseaux, ce qui réduit les saignements. La chaleur, au contact de la peau, provoque une plus grande rétraction du collagène, ce qui potentialise la rétraction de la peau et réduit la légère flaccidité.

Cette technique ne traite pas la flaccidité modérée ou intense, et n’évite pas non plus l’ablation de la peau si une abdominoplastie est indiquée (ce qui se produit en cas de flaccidité modérée ou intense).

La liposuccion par ultrasons est essentiellement la même chose :  Mais vous utilisez une canule dont l’extrémité libère des ultrasons et non un laser. Le mode d’action est aussi de dégager de la chaleur et l’indication, la même que pour la lipo laser.

La durée de l’opération est à peine plus longue que la liposuccion, sans laser. C’est parce qu’il y a un temps chirurgical supplémentaire, celui du passage du laser, avant de commencer la liposuccion. La durée est généralement d’environ 15 minutes de plus par zone liposucée.

5. Hydrolipoclasie

L’hydrolipoclasie n’est pas une chirurgie. C’est un traitement dans lequel une solution saline et de l’eau distillée sont injectées pour faire fondre la graisse, après application d’ultrasons. La graisse plus liquide est plus prédisposée à voir ses cellules se rompre sous l’effet des ultrasons. La graisse est ensuite absorbée par l’organisme.

Ce type de traitement n’est indiqué que pour une faible quantité de graisse sur de petites zones et est moins efficace qu’une liposuccion (auquel cas la graisse est enlevée).

Dans les cas où, après l’utilisation des ultrasons, une liposuccion est pratiquée, on parle d’hydrolipoclasie par aspiration (HLPA).

En préopératoire, la personne ne doit tout simplement pas prendre d’anticoagulants. Pour le postopératoire sont indiquées des séances de drainage lymphatique et d’échographie.