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Les habitudes saines qui aident à prévenir le cancer

À l’heure actuelle, tous les cancers ne peuvent pas être évités. Néanmoins, selon l’Organisme Mondial de la Santé (OMS), au moins un tiers de l’ensemble des cas de cancer sont évitables. Pour y parvenir, la prévention est indispensable et constitue la stratégie la plus efficace pour lutter contre le cancer sur le long terme. Il est certain qu’un mode de vie sain favorise et augmente les chances de vivre longtemps. Selon les experts de la santé, le fait d’avoir certaines habitudes saines dans la routine peut aider à réduire le risque de cancer. Découvrez ici les bases pour prévenir cette maladie qui fait d’innombrables victimes à travers le monde.

Ne pas fumer, éviter le tabac sous toutes ses formes

Chaque année, le tabac tue 7 millions de personnes dans le monde. En d’autres termes, une personne meurt toutes les 15 à 20 secondes d’un cancer du poumon dans le monde. Selon un rapport de l’OMS publié en 2019, 90 % de ces cancers pourraient être évités en éliminant le tabagisme. En Belgique, environ 14 000 personnes par an en sont victimes. Les fumeurs ont un risque de cancer pulmonaire bien plus élevé, multiplié par 10 à 15 fois, que les personnes qui ne fument pas, et environ 80-90% des cancers pulmonaires sont causés par le tabac. Qu’il soit actif ou passif, le tabagisme est le premier facteur de risque de cancer pulmonaire. Il l’est non seulement pour le cancer pulmonaire, mais également pour le cancer de la vessie. Fumer provoque également le cancer de l’œsophage, du larynx, de la bouche, de la gorge, du rein, du pancréas, de l’estomac et du col utérin. En bref, vous l’aurez compris, le tabac sous toutes ses formes n’est certainement pas bon pour la santé. L’idéal est de ne pas fumer, de ne pas en consommer et d’éviter une exposition passive. Il n’est jamais trop tard pour arrêter, car en le faisant, vous nuisez à votre santé et vous libérez de nombreuses substances cancérigènes et toxiques dans l’environnement. C’est-à-dire que même les personnes qui sont à proximité peuvent être touchées. Alors, cherchez des traitements pour y mettre fin.

Éviter une exposition excessive au soleil

Le soleil est un élément indispensable à notre vie et est bon pour notre moral. Ses rayonnements UV permettent la fabrication de la vitamine D qui est essentielle au bon fonctionnement de notre corps. Toutefois, il est à consommer avec modération puisque ses rayonnements peuvent engendrer beaucoup de dégâts, brûlures, coups de soleil, augmentation des rides et taches pigmentées, cancer de la peau. Ce cancer est l’un des types les plus fréquents. Il est donc de la plus haute importance qu’au moment de quitter la maison, en particulier pour les personnes âgées, on utilise un écran solaire ainsi qu’un chapeau pour protéger l’épiderme. En outre, il est recommandé d’éviter l’exposition entre 10 heures et 16 heures, car pendant cette période, les rayons ultraviolets sont plus forts et sont à l’origine de tumeurs malignes sur l’épiderme. Quelques conseils pour se protéger au mieux, évitez toute exposition excessive, évitez de vous exposer entre 10 h et 16 h lorsque le soleil est le plus intensif. Couvrez-vous de vêtements et munissez-vous d’objets protecteurs, un chapeau à large bord et des lunettes. Recherchez de l’ombre un maximum, et enduisez-vous à l’aide d’une crème solaire avec un indice de protection minimum de 15 et remettez-en toutes les deux heures, ou après avoir travaillé, nagé, joué ou fait du sport en plein air. Portez attention tout particulièrement aux enfants qui sont plus vulnérables au rayonnement. Les dégâts sont causés par les rayons UV, qui ne provoquent aucune sensation de chaleur. Dès lors, méfiez-vous lorsqu’il fait frais, avec un ciel nuageux ou venteux. 

Limiter sa consommation d’alcool et s’en passer si possible

La consommation d’alcool est associée à un risque accru de cancer. Sa consommation peut causer au moins 7 types de cancers : le cancer des intestins, le cancer du sein, de l’œsophage, du larynx, du foie, de la bouche et de la gorge supérieure. En effet, évitez de boire trop, car cela peut augmenter les dangers de cancers. Par exemple, une femme augmente son risque de cancer du sein de 50 % en buvant 4 verres de vin par jour, et de 130 % en buvant 8 verres par jour. Aucun seuil n’existe, ce qui signifie que même de petites quantités augmentent la menace de cancer. À l’inverse, la relation fonctionne aussi : plus on réduit sa consommation, plus on réduit le risque de développer un cancer lié à l’alcool. L’OMS recommande de limiter sa consommation, et même de s’en passer si possible.

Éviter d’être en surpoids, pratiquer une activité physique et adopter une alimentation saine

De nombreuses études ont démontré l’existence d’un lien entre surpoids ou obésité et augmentation de risque de cancers tels que ceux de l’œsophage, du côlon et du rectum, du sein, de l’endomètre ou encore du rein. Dès lors, maintenir un poids sain à l’âge adulte est indispensable pour diminuer le risque de développer certains cancers. Le manque de sport et alimentation calorique est souvent la source du surpoids et de l’obésité. Le sédentarisme est l’un des facteurs associés au cancer, il est donc extrêmement important de faire régulièrement de l’exercice, c’est-à-dire au moins 3 fois par semaine et pendant au moins 30 minutes par jour. Ainsi, vous renforcerez et protégerez votre corps, et vous aiderez à maintenir votre poids. Il y a plusieurs exercices à faire, choisissez simplement celui qui vous plaît le plus. Par exemple, la marche et le vélo sont des sports que de nombreuses personnes du meilleur âge aiment pratiquer, car elles sont faciles et peuvent être faites en compagnie. Essayez aussi de limiter le temps consacré aux activités sédentaires où l’on bouge très peu (ordinateur, télévision, etc.). Enfin, le tout couplé à une alimentation équilibrée et variée riche en fruits, légumes et fibres en évitant, bien évidemment, les boissons sucrées. Modifier ses habitudes alimentaires, c’est aussi un autre moyen pour lutter contre le cancer. En effet, il est conseillé de manger correctement pour avoir une meilleure santé, c’est-à-dire une vie plus saine. Il est donc important de consommer des fruits, des légumes, des céréales, des grains et éviter les aliments industrialisés, gras, fumés et contenant de nombreux conservateurs. De plus, ne consommez pas trop de sucre et de sel, et essayez de rester hydraté tous les jours. Investir dans des purificateurs d’eau pour votre maison est un excellent moyen d’ingérer ce liquide de manière pure, sans autre substance dissoute. Les experts recommandent de prendre au moins 2,5 litres d’eau par jour. 

Vérifier les émissions de gaz radon dans son habitation

Notre environnement impacte notre santé et il est important de vérifier l’impact de certains agents qui nous entourent. C’est le cas par exemple du radon. Inodore, incolore et insipide, ce gaz radioactif est naturellement présent dans les sols pierreux et rocheux. Depuis le sous-sol, il peut s’infiltrer dans tout type de bâtiment. Lorsqu’il est inhalé, il atteint les poumons et irradie les tissus, ce qui peut les endommager et provoquer un cancer. Selon l’OMS, l’exposition au radon cause, entre 3 % et 14 % de l’ensemble des cancers pulmonaires. Ce qui représente la deuxième cause de cancer pulmonaire après la fumée du tabac. Chaque année, ce gaz est la cause d’environ 480 cancers du poumon en Belgique. Il est conseillé d’analyser le taux de radon dans son habitation et de prendre des mesures si nécessaire. Comment ? Il existe un détecteur permettant d’analyser le taux au radon. On peut réduire également les concentrations de ce gaz en aérant son habitation.

Vacciner les enfants 

Pour certains cancers, des agents infectieux (virus, bactéries) sont impliqués dans leur développement. La prévention est très importante lorsqu’une vaccination existe. Les vaccins ont sauvé un nombre impressionnant de vies et ont soulagé bon nombre de souffrances. Pour éviter d’être contaminé par certains virus, il faut donc se faire vacciner contre ceux-ci :

– L’hépatite B (à la naissance). Ce vaccin protège, par exemple, contre l’hépatite B, mais prévient également d’un éventuel cancer du foie. Ce vaccin est recommandé aux nourrissons et aux adolescents s’ils n’ont pas été vaccinés auparavant contre l’hépatite B.

– Le papillomavirus (HPV) pour les garçons et filles de 13 ou 14 ans. Celui-ci réduit les risques du cancer du col de l’utérus pour les femmes, mais également des cancers plus rares comme ceux du pénis, de la gorge, du pharynx ou encore de l’anus qui touchent aussi les hommes. 

Participer aux programmes de dépistages 

Si la prévention est importante, le dépistage l’est tout autant. La réalisation de tests est fondamentale pour savoir comment va votre santé et doit être effectuée périodiquement, encore plus si des membres de votre famille ont eu un cancer. De plus, s’il y a un diagnostic positif de cancer, s’il est découvert au début, les chances de guérison sont beaucoup plus grandes. Mettez donc en pratique ces habitudes saines dans votre quotidien, passez des examens périodiques, vous augmenterez ainsi vos chances de prévenir le cancer. Dès lors, il est fortement conseillé de participer aux programmes mis en place pour ces trois dépistages au minimum :

– Cancer colorectal (cancer du gros intestin) : les hommes et les femmes entre 50 et 74 ans sont invités, tous les deux ans, à réaliser un test de recherche de sang dans les selles à domicile.

– Cancer du sein : les dames entre 50 et 69 ans sont invitées à se faire dépister tous les deux ans (Mammotest). C’est dans cette tranche d’âge que la menace de cancer du sein est le plus important et que le dépistage est le plus efficace.

– Cancer du col de l’utérus : le dépistage par frottis, tous les trois ans, est recommandé à toutes les dames entre 25 et 64 ans. Ce cancer est responsable de près de 190 décès chaque année. Près de 90 % d’entre eux pourraient être évités grâce à un dépistage régulier.

Les cancérogènes professionnels

Un cancer est dit « professionnel » lorsqu’il est la conséquence de l’exposition d’un travailleur à un facteur cancérigène sur son lieu de travail. Des nouveaux cas sont détectés chaque année. Ils concernent des localisations variées : le poumon, la vessie, le larynx, la peau. Tout le monde est potentiellement concerné, en particulier les personnes exerçant ou ayant exercé des professions au contact de produits ou procédés susceptibles d’augmenter les risques de cancer. L’enquête nationale SUMER (surveillance médicale des expositions aux dangers professionnels) indique que les ouvriers, les travailleurs de nuit et les salariés à contrats précaires, sont les plus concernés.

Selon l’institut national de recherche et sécurité (INRS), les risques de cancer professionnel sont plus élevés dans les secteurs de l’industrie du bois, de la métallurgie, de la chimie et plasturgie, du bâtiment et des travaux publics, et du travail minier. Les activités de maintenance, de nettoyage, de dépannage, le travail de désinfection en milieu hospitalier ou dans l’agroalimentaire, le travail dans un laboratoire d’anatomopathologie ou dans un laboratoire de recherche, notamment en cas d’exposition à la radioactivité, présentent aussi des dangers potentiels. Toutefois, les cancers liés à des expositions professionnelles peuvent être évités. Les employeurs ont le devoir de mettre en place toutes les mesures de sécurité possibles pour réduire au maximum les dangers encourus par leurs salariés, en collaboration avec le médecin de santé au travail, et en conformité avec la réglementation en vigueur. Les salariés ont également un rôle important dans la prévention de l’exposition.

En France, 4 à 8,5 % des cancers auraient une origine professionnelle. Cela représente 13 000 à 30 000 cas par an. Selon l’enquête nationale SUMER, on estime que 10,2 % des salariés sont exposés à un ou plusieurs facteurs cancérigènes sur leur lieu de travail. Cela représente 2,37 millions de personnes. Dans 70 % des cas, il s’agit d’ouvriers, dans 83,8 %, ce sont des hommes. Les cancérogènes professionnels les plus fréquents sont des cancers de la plèvre (mésothéliomes), des cancers pulmonaires, des cancers des fosses nasales et sinus (cancers orl), des cancers de la vessie et des leucémies.

Le Cancer en chiffre selon l’Institut National du Cancer (INCA)

Depuis 2004, le cancer est la première cause de mortalité prématurée en France, devant les maladies cardiovasculaires. Le cancer est la première cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme. Selon l’Institut national du cancer (INCa), depuis 30 ans, le nombre global de nouveaux cas de cancer en France augmente chaque année. Cela s’explique principalement par le vieillissement de la population qui fait exploser le nombre de cancers du sein ou de la prostate et l’amélioration des méthodes diagnostiques. Le maintien ou l’augmentation de certains comportements à risque dans la population favorise cette tendance : pour exemple, les chiffres du cancer pulmonaire chez les dames augmentent depuis que le tabagisme s’est installé dans leurs habitudes. La prévention et la lutte contre les facteurs de menace permettent de réduire l’incidence de certains cancers. La diminution de la consommation d’alcool a réduit la fréquence des cancers de l’œsophage et de la sphère ORL, la réduction de la consommation de sel, celle de l’incidence du cancer de l’estomac. La pratique du frottis cervico-vaginal quant à elle a fortement réduit l’incidence des cancers du col de l’utérus. Les cancers les plus fréquents chez l’homme sont les cancers de la prostate, puis ceux du poumon et du côlon-rectum. Chez la femme, le cancer du sein est le plus fréquent, suivi du côlon-rectum et du poumon.

On estime à 157 400, le nombre de décès par cancer survenus en France en 2018, 89 600 hommes et 67 800 femmes. À l’inverse de l’incidence, le taux de mortalité est en constante diminution depuis 25 ans. Cela s’explique par l’amélioration des traitements et des méthodes diagnostiques qui permettent de déceler les cancers à un stade plus précoce et donc plus facile à prendre en charge. La survie des personnes atteintes de cancers varie considérablement selon la localisation cancéreuse, la survie à 5 ans varie ainsi de 4 % à 98 %. Les cancers de mauvais pronostic à 5 ans représentent 31 % des cancers chez l’homme et 17 % chez les femmes. Les cancers de bon pronostic à 5 ans représentent 57 % des cancers chez la femme et seulement 44 % chez les hommes. 

Traitements du cancer

Le traitement du cancer est adapté en fonction de chaque situation. En effet, chaque patient atteint d’un cancer est un cas particulier et demande une prise en charge appropriée. Le choix d’un traitement ou d’une combinaison de traitements dépend de plusieurs facteurs dont les plus importants sont le type de cancer, le degré d’extension du cancer, la présence d’éventuelles autres maladies, l’âge de la personne et son état général. Il existe différents traitements du cancer utilisés seuls ou associés entre eux : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie et nouveaux traitements “ciblés”. Le choix de ces traitements et l’ordre dans lequel ils sont administrés doit être effectué par une équipe médicale multidisciplinaire.