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Les caractéristiques génétiques affecteront-elles le type de régime utilisé ?

Qu’est-ce qui est le plus efficace : un régime pauvre en graisses ou un régime pauvre en glucides ? Quelle est la meilleure façon de perdre du poids ? Et mes gènes ont-ils un rôle à jouer dans le succès de mon alimentation ? Une étude apporte des réponses et soulève de nouvelles questions.

Prendre compte de son profil génétique pour un régime efficace

Faible teneur en matières grasses et en glucides, ananas, âge de pierre et régime méditerranéen ou simplement mangez la moitié. Ceux qui veulent perdre du poids ont déjà l’embarras du choix en matière d’alimentation. Et cela ne facilite pas les choses : certaines études récentes indiquent qu’au moment de prendre une décision, il ne faut pas seulement tenir compte des préférences personnelles, mais éventuellement aussi du profil génétique personnel. Selon ce principe, les caractéristiques métaboliques déterminées génétiquement influencent la façon dont une personne réagit à un régime alimentaire particulier. Au pire, tous les efforts seraient vains si un régime alimentaire choisi ne correspond pas au profil personnel.

Toutefois, ce principe est encore loin d’être mis en pratique : selon une nouvelle étude réalisée par des scientifiques américains, les caractéristiques génétiques prises en compte jusqu’à présent ne jouent aucun rôle dans le succès de la perte de poids, du moins pas dans la comparaison entre un régime pauvre en glucides et un régime pauvre en graisses. En général, les deux types de régimes aident aussi bien ou aussi mal à perdre du poids.

Une étude sur le surpoids

L’équipe dirigée par une équipe de médecine a réparti en deux groupes 609 participants à l’étude sur le surpoids, âgés de 18 à 50 ans. Un groupe a consommé des aliments à faible teneur en graisses pendant un an, l’autre des aliments à faible teneur en glucides. Le régime alimentaire pauvre en graisses limite la consommation d’aliments gras tels que les produits laitiers, la saucisse et le chocolat. Cela ralentit la consommation de graisses riches en calories.

Dans le régime à faible teneur en glucides, les aliments riches en glucides comme le pain, les pâtes, le riz, mais aussi les fruits et de nombreux légumes sont largement tabous. L’idée derrière tout ça : Les glucides sont transformés en glucose dans l’organisme, le taux de sucre dans le sang augmente. Pour contrer ce phénomène, le corps libère de l’insuline qui transporte le sucre dans les cellules. De nombreux glucides entraînent une forte libération d’insuline et donc une chute rapide du taux de sucre dans le sang, ce qui provoque ensuite une nouvelle sensation de faim.

Pour éviter cela, le régime à faible teneur en glucides doit comporter moins de glucides et surtout des glucides de haute qualité, par exemple du pain complet. Ceux-ci sont décomposés plus lentement dans l’organisme et les hauts et les bas du taux de sucre dans le sang ainsi que les crises d’appétit voraces qui y sont associées doivent être évités.

Les participants ont suivi leurs plans alimentaires respectifs pendant un an après une phase d’adaptation d’un mois. Ils n’ont pas reçu un nombre maximum fixe de calories, mais on leur a demandé de suivre un régime alimentaire sain et équilibré, de manger autant de légumes que possible et moins d’aliments transformés industriellement et de faire la cuisine eux-mêmes. Les participants ont reçu une formation régulière sur ces sujets et sur d’autres.

L’influence des facteurs génétiques

Afin de déterminer l’influence des facteurs génétiques sur les résultats de l’alimentation, les chercheurs ont déterminé quelle variante de trois gènes différents les participants possédaient avant de commencer l’étude. Selon les résultats précédents, la variante respective est liée au métabolisme des graisses et des glucides. Ils ont utilisé un test de tolérance au glucose pour déterminer dans quelle mesure l’organisme peut réguler le taux de sucre dans le sang.

Au bout d’un an, les participants avaient perdu en moyenne 5,5 kilos dans les deux groupes et indépendamment de leur type de gène individuel et de leur métabolisme d’insuline. La gamme de réactions au régime était large : certains participants ont perdu jusqu’à 30 kilos, d’autres en ont pris 15 ou 20.

Des résultats qui soulèvent d’autres questions

Les scientifiques espèrent trouver une explication à la grande variabilité des caractéristiques individuelles dans des études ultérieures. “Nous avons beaucoup de données que nous pouvons maintenant utiliser dans des études ultérieures.” Il est possible qu’il y ait des différences dans l’épigénétique, la traduction de l’information génétique ou dans la colonisation des bactéries.

L’étude montre une fois de plus la complexité du sujet de la nutrition et la difficulté de tirer des recommandations des différentes études scientifiques. Après quelques critiques, la Société allemande de nutrition a adapté l’année dernière des règles pour une alimentation complète. La recommandation de préférer les produits laitiers à faible teneur en matière grasse a été supprimée. La référence aux risques pour la santé causés par un trop grand nombre d’acides gras saturés a également été supprimée.

Aujourd’hui, la société recommande généralement de privilégier les huiles végétales et de prêter attention aux graisses cachées dans les saucisses et les produits finis. En ce qui concerne les aliments contenant des glucides, il est recommandé de préférer la variante à base de farine complète comme du pain complet au lieu de toasts.