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La vulvovaginite : une MST très inconfortable

Qu’est-ce que la vulvovaginite ?

La vulvovaginite est une inflammation de la vulve et du vagin principalement caractérisée par des brûlures, des démangeaisons, des fuites (parfois malodorantes et de couleur différente), un gonflement des grandes et petites lèvres.

Quelles sont les causes de la vulvovaginite ?

Bien que les démangeaisons vaginales soient le signe d’infections vaginales (y compris les maladies sexuellement transmissibles), elles peuvent avoir des causes multiples. Les démangeaisons vaginales, appelées vulvovaginite, peuvent également être dues à des produits chimiques irritants, que l’on trouve dans : les détergents ou les savons, les produits de lavage et les crèmes, le papier ainsi que les produits d’hygiène féminine et les produits contraceptifs vaginaux.

Les femmes péri ménopausées peuvent notamment souffrir de vulvovaginite en raison des fluctuations des niveaux d’œstrogènes. En effet, dès que le taux d’œstrogènes baisse, la paroi vaginale devient plus fine et plus sèche, ce qui peut provoquer des démangeaisons. Des études ont montré un lien entre le stress psychologique et les infections vaginales. Cela est probablement dû, comme on le sait, au fait que le stress a un effet négatif sur le système immunitaire. En dehors des situations hormonales et de stress, les vulvovagines sont surtout l’expression d’une maladie sexuellement transmissible :

  • La candidose est très fréquente et il existe diverses espèces de Candida, presque toutes sensibles aux dérivés de l’Imidazole (Fluconazole ou Itraconazole). Même si depuis peu des espèces insensibles à ce médicament se développent, mais la science produit de nouveaux antimétabolites pour les zones fongiques (Echinocandine)
  • Trichomonase est aussi très répandue et induit des fuites grises verdâtre, souvent malodorantes.
  • Gardnerella donne également des fuites malodorantes, quand à partir d’un commensal vaginal commun (50 vaginoses bactériennes) elle devient pathogène, provoquant des micropores dans la paroi cellulaire de la muqueuse vaginale, libérant des substances, telles que le sperme et la putrescine, qui provoquent l’odeur désagréable, souvent accentuée après les rapports sexuels.
  • Chlamydia Trachomatis : la chlamydia est souvent asymptomatique dans la phase initiale, mais évolue ensuite en une inflammation pelvienne qui peut se manifester de manière aiguë, avec de la fièvre, des douleurs, de la dysurie, ou, plus facilement, de manière chronique, en créant des adhérences internes entre les tubes, les ovaires et les intestins qui peuvent conduire à la stérilité.
  • Gonorrhée : caractérisée par des pertes abondantes, souvent malodorantes, facilement accompagnées d’une surinfection virale qui conduit à une sorte de condylomatose.

Comment diagnostiquer une vulvovaginite ?

Le type de fuite est généralement déjà assez important, surtout pour certains types de vaginites, comme la Candida, avec des fuites blanchâtres, assez solides, comme le lait caillé, ou la trichomonase avec des fuites moussantes, souvent malodorantes, ainsi que la Gardnerella. La méthode la plus sûre est certainement l’écouvillonnage vaginal, qui permet à la fois l’examen microscopique lorsqu’il est frais, et l’examen en culture. Avec l’examen microscopique frais, on peut facilement identifier Candida (présence de formations rappelant les roseaux des marais), Trichomonas, (parce qu’il est mobile et qu’il a une queue) et Gardnerella (présence d’une cellule indicatrice : une cellule recouverte de formations de gélatine).

Au niveau ambulatoire, le “Test de l’odeur de poisson” donne d’excellentes indications : en mettant en contact les fuites prélevées avec un écouvillon ou une pipette avec une solution d’hydroxyde de potassium (KOH), une forte odeur de poisson se développe.

Quel est le traitement de la vulvovaginite ?

Pour les différentes espèces de Candida, Gardnerella, Trichomonas et la vaginose bactérienne, le médicament de choix reste le métronidazole. Pour la gonorrhée, le médicament de premier choix est un macrolide : l’azithromycine (parfois une seule dose suffit), ou les céphalosporines de 2e et 3e générations. Ces médicaments sont également indiqués dans le traitement de la Clamydia (qui peut également être diagnostiquée par un test d’urine). Il est important de garder à l’esprit que la plupart des vulvovaginites doivent être considérées comme des maladies sexuellement transmissibles (MST) et, par conséquent, doivent toujours être traitées également au niveau du partenaire sexuel.