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Diagnostique du cancer du côlon par la coloscopie.

Le cancer colorectal est beaucoup plus fréquent dans les pays industrialisés. Les habitudes de vie, principalement l’alimentation, jouent d’ailleurs un rôle primordial dans son apparition. Cela explique, par exemple, que les Japonais, peu touchés par le cancer colorectal au Japon, le deviennent tout autant que leurs concitoyens américains quelques années après avoir émigré aux États-Unis et adopté leur diète. Certaines personnes peuvent le contracter en raison d’une prédisposition héréditaire. Mais dans 75 % des cas, l’hérédité n’est pas en cause. Le cancer colorectal prend plusieurs années à se former, comme la majorité des cancers. Il le fait habituellement à partir de polypes dans la paroi tapissant l’intérieur du côlon. Les polypes sont de petites excroissances charnues. Il en existe plusieurs genres. Le plus souvent, ils sont bénins. Cependant, on sait que certains d’entre eux peuvent devenir cancéreux. Cela prend en moyenne 10 ans à un polype pour former une tumeur cancéreuse. Les polypes causent parfois des malaises digestifs. Pour plus de renseignements, voyez notre fiche Polypes intestinaux. Dès que le médecin détecte des polypes chez un patient, il procède à des analyses afin de savoir s’ils posent un risque pour sa santé. À un stade d’évolution avancé, le cancer colorectal peut se propager vers les ganglions lymphatiques, puis vers le foie et ensuite à d’autres parties du corps en formant des métastases. Au Canada, le cancer colorectal constitue la deuxième cause de mortalité par cancer. Le taux de décès 5 ans après le diagnostic est d’environ 40 %, chez les 2 sexes. Actuellement, plus de la moitié des cas sont diagnostiqués chez des personnes âgées de 70 ans et plus. Les professionnels de la santé souhaiteraient que plus de gens subissent les tests de dépistage de façon régulière, dès l’âge de 50 ans, et plus tôt chez les personnes à risque. Plus le cancer est détecté tôt, et il est possible de le faire avant l’arrivée des symptômes, meilleures sont les chances de guérison. 

La coloscopie

La coloscopie est la méthode préférée pour diagnostiquer le cancer du côlon, mais il existe une autre méthode tout aussi sûre et efficace qui ne nécessite pas de visite à l’hôpital et qui est moins ennuyeuse. Une coloscopie est un examen qui permet d’étudier la paroi interne de la totalité du côlon c’est-à-dire le gros intestin. Elle est indiquée dans le cadre de bilans chez des personnes ayant des antécédents de cancer du côlon, des saignements digestifs, des douleurs ou diarrhées inexpliquées. La coloscopie est recommandée depuis quelques années dans le cadre du dépistage généralisé du cancer du côlon chez toute personne âgée de 50 ans ou plus, ayant un test Hemoccult positif. Cet examen étudie la paroi interne du gros intestin afin de déceler des anomalies, effectuer des prélèvements, visualiser tout le côlon c’est-à-dire, le rectum, le sigmoïde, le colon gauche, transverse et droit. La coloscopie est indiquée dans les bilans en cas d’antécédents familiaux ou personnels de cancer colorectal, de saignements d’origine digestive, de diarrhée chronique, de douleurs abdominales inexpliquées. La coloscopie recherche des polypes, l’existence d’un cancer, des diverticules, une inflammation ou infection. C’est l’examen de référence pour explorer le côlon car il donne des informations très précises. Durant cet examen, le médecin peut si besoin procéder à l’ablation de polypes ou à la coagulation de petites lésions de vaisseaux sanguins. Une préparation est indispensable pour un examen de qualité :

– Trois jours auparavant, vous devrez suivre un régime strict sans fibres ni résidus. Il permet de limiter la quantité des matières fécales. Une liste détaillée des aliments autorisés et interdits vous sera donnée;

– La veille, vous devrez boire deux litres d’une préparation pour évacuer toutes les matières fécales car la côlon doit être entièrement propre;

– Le jour même, être à jeun, c’est à dire ne pas manger, ni boire, ni fumer. Pour des raisons d’hygiène, se doucher et se savonner soigneusement tout le corps deux fois en utilisant un savon antiseptique. Certains médicaments pourront être arrêtés par votre médecin. Prenez le reste de votre traitement habituel. N’oubliez pas d’apporter la lettre de votre médecin et vos ordonnances, votre carte d’assuré social, vos résultats de prise de sang. Si vous ne l’avez pas fait lors de la consultation pré-anesthésie, signalez si vous êtes allergique ainsi que vos antécédents médicaux et chirurgicaux.

Le dépistage “classique” du cancer du côlon

La coloscopie est une procédure invasive qui nécessite 24 heures de préparation. Mais, comme le soulignent les médecins, il présente un avantage fondamental : il permet de visualiser les polypes suspects et de les enlever immédiatement pendant l’intervention ; de plus, la plupart de la population effectue ce test une fois tous les dix ans. Ce n’est pas la seule méthode de dépistage du cancer du côlon, mais elle est devenue le choix par défaut. Malgré l’absence d’études rigoureuses montrant une corrélation entre cette technique et une moindre incidence de la maladie, la coloscopie est préférée précisément parce que l’ablation des polypes se fait immédiatement.

Le test alternatif à la coloscopie

Toutefois, une autre méthode de dépistage est proposée : le test immuno-chimique fécal ; il s’agit de l’analyse en laboratoire d’un échantillon de fèces qui peut montrer la présence de traces de sang, ce qui peut indiquer la présence d’un cancer du côlon. Les contrôles requis par ce test sont annuels. Ce dépistage devrait également devenir une routine et constituer une alternative viable pour de nombreux patients qui ne sont pas à l’aise avec la coloscopie. Elle serait également avantageuse parce que tous les pays ne peuvent pas garantir la coloscopie à tous les citoyens d’âge moyen ; aux États-Unis mêmes, l’accès à la procédure n’est pas uniforme, bien que son utilisation soit à un niveau élevé.

Colonoscopie : il existe une alternative

Le choix du dépistage est personnel et devrait être fait par les patients et les médecins jusqu’à ce que la science démontre que les deux stratégies sont aussi efficaces l’une que l’autre pour réduire le risque d’incidence du cancer du côlon.

Informations médicales sur le cancer du côlon

Les signes et symptômes de ce type de cancer sont notamment les suivants. Dans les premiers stades, Il ne présente parfois aucun symptôme ; lorsque des symptômes apparaissent, ils peuvent varier en fonction de la taille et de la position de la tumeur dans le gros intestin. Vous devez consulter un médecin si vous remarquez des symptômes tels que des saignements dans les selles ou une modification persistante de vos selles. Dans la plupart des cas, sa cause principale n’est pas claire. Mais les médecins savent que cela se produit lorsque des cellules saines du côlon développent des erreurs dans leur ADN. Cet ADN endommagé entraîne la formation de cellules tumorales qui continuent à se diviser, même si aucune nouvelle cellule n’est nécessaire ; l’accumulation de celles-ci forme la masse tumorale. Avec le temps, les cellules cancéreuses se développent pour envahir et détruire les tissus sains avoisinants ; parfois, elles peuvent se propager à d’autres parties du corps, entraînant la formation de métastases.

Facteurs de risque 

Les principaux facteurs de risque sont les suivants : Cependant, il est important de souligner que la présence de ces mutations ne détermine pas l’apparition de la maladie, mais augmente considérablement le risque individuel. Il a notamment été observé que lorsque des personnes quittent des régions où le régime alimentaire est généralement pauvre en graisses et riche en fibres pour s’installer dans des régions où le régime alimentaire occidental est le plus répandu, le risque de cancer augmente considérablement. On ne sait pas exactement pourquoi cela se produit, mais les chercheurs cherchent à savoir si ce type de régime alimentaire affecte les microbes vivant dans le gros intestin ou s’il provoque une inflammation de base qui contribue au risque.