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Comment savoir s’il est temps d’arrêter de conduire ?

Nous sommes devenus dépendants à nos voitures, que nous utilisons pour la majorité de nos déplacements. Nous l’utilisons pour faire nos courses, rendre visite à nos amis, nous rendre à nos rendez-vous. L’acte de conduire apporte un sentiment de liberté et d’indépendance. Il est important, dans la vieillesse, de préserver l’autonomie et l’indépendance à grande échelle. Cela fait beaucoup de bien au corps et à l’âme de ressentir la plénitude de la vie. Le pouvoir de se déplacer est essentiel pour l’être humain, surtout lorsqu’il est conducteur. Un conducteur qui aime conduire et ne se voit pas autrement. Cependant, il arrive un certain moment où les obstacles commencent et où il n’est pas possible de renouveler le permis de conduire.Les gens font souvent appel aux médecins pour déterminer si la personne atteinte devrait cesser de conduire. Cependant, les médecins ne disposent pas toujours de toute l’information pour être en mesure d’évaluer la situation. Ils voient leurs patients pendant une période de temps limitée, au cours des visites, et non au volant de leur voiture. De plus, ils n’ont peut-être pas la formation nécessaire pour évaluer les capacités de la personne à conduire. Ils se fient à l’information fournie par le patient et la famille, et cette information n’est pas toujours objective ou fiable. Par ailleurs, les médecins peuvent craindre de nuire à la relation médecin/patient s’ils disent à une personne qu’elle doit renoncer à son automobile. 

Les signes d’alerte pour cesser de conduire.

Quand les signes suivants surviennent, il est temps d’arrêter de conduire. Le fait de se sentir mal à l’aise, nerveux ou d’avoir peur au volant; la multiplication des rayures et des cabosses sur la voiture, les barrières, les portes de garages, les bornes; la difficulté à se maintenir dans la voie de circulation choisie; le fait de se sentir perdu; le manque d’attention aux signaux routiers en l’air et au sol; la réaction tardive aux situations imprévues; la situation médicale qui peut affecter l’aptitude à conduire une voiture de manière sûre; les arrêts fréquents en catastrophe, à la limite du heurt; la difficulté à s’orienter ou à choisir la bonne direction aux croisements ou aux entrées et sorties d’autoroutes; les coups d ‘ avertisseur des autres automobilistes à votre intention et la colère de votre part à leur regard; les amis et les parents ne veulent plus monter en voiture lorsque vous conduisez; la difficulté à voir les deux côtés de la route quand vous regardez droit devant vous; le fait d’être facilement distrait ou le fait d’éprouver de la difficulté à rester concentré en conduisant car quand on conduit, il n’est pas question de se déconcentrer et de ne pas voir le piéton qui traverse, le ballon qui arrive à vive allure vers la voiture, ou le poteau qui nous gène pour faire une marche arrière quand on veut quitter notre place de stationnement ! Nous avons besoin de resté concentré, et parfois pendant plusieurs heures; la difficulté à se retourner pour regarder par-dessus votre épaule au moment d’un changement de direction ou de voie de circulation et les mises en garde fréquentes de la police, des avertissements ou des amendes, voire du tribunal, au cours de la dernière année. être facilement distrait ou le fait d’éprouver de la difficulté à rester concentré en conduisant; la difficulté à se retourner pour regarder par-dessus votre épaule au moment d’un changement de direction ou de voie de circulation et les mises en garde fréquentes de la police, des avertissements ou des amendes, voire du tribunal, au cours de la dernière année. être facilement distrait ou le fait d’éprouver de la difficulté à rester concentré en conduisant; la difficulté à se retourner pour regarder par-dessus votre épaule au moment d’un changement de direction ou de voie de circulation et les mises en garde fréquentes de la police, des avertissements ou des amendes, voire du tribunal, au cours de la dernière année.

Les états de santé qui obligent l’arrêt de conduite.

En cas d’existence des problèmes de santé suivant, il est recommandé d’arrêter de conduire. L’insuffisance cardiaque très sévère permanente,  la cardiomyopathie hypertrophique symptomatique, l’acuité visuelle inférieure à 5/10 de loin malgré une correction optique, la blépharospasme incoercible ou la fermeture permanente et incontrôlable des paupières, la diplopie (vision double) permanente, l’instabilité chronique à l’origine de troubles graves de l’équilibre et de la coordination, la dépendance à l’alcool, la dépendance aux drogues, la somnolence excessive, la démence très évoluée, la paralysie des membres supérieurs sans possibilité d’adaptation du véhicule et la psychose aiguë .

Arrêter de conduire avec une déficience visuelle

On sait que 90% des informations nécessaires à la conduite passent par la vision et que 20% des accidents de la route sont présentés par un défaut de vision. La conduite est certainement l’activité qui sollicite le plus nos yeux. La diminution de l’acuité visuelle entraîne la baisse de la vitesse de réaction. En effet, en conduisant avec une basse vision (tache, vision floue, éblouissement, etc.), les obstacles sont vus plus tardivement et les panneaux peuvent êtres illisibles. La majorité des problèmes de vue sont encore mineurs (myopie, presbytie, hypermétropie, astigmatisme). La déficience visuelle est bien plus sévère (Cataracte, Glaucome, dégénérescence maculaire liée à l’âge, Opacités cornéennes, Trachome, Rétinopathie diabétique, etc.). Des problèmes de vue qui obligent, en fonction du niveau de gravité, d’arrêter de conduire.

Ce qu’il faut faire si ces signes sont constatés.

Si vous constatez que votre comportement ou celui de vos proches répond à l’un ou l’autre de ces signes d’avertissement, vous pouvez vérifier la qualité de votre conduite et rafraîchir vos connaissances dans une école de conduite ou inciter vos proches à le faire. Vous pouvez aussi consulter votre médecin ou vous accompagner vos proches, si vous percevez des problèmes de concentration ou de mémoire. Le médecin pourra également déceler d’autres symptômes qui nuisent à votre conduite.

Ce qu’il faut faire pour aider vos proches à arrêter de conduire.

Certains conducteurs ont conscience que leur conduite devient dangereuse et ils hésitent pas à moins prendre le volant, ou à arrêter définitivement. Mais la plupart des conducteurs n’arrivent pas à prendre cette décision, par peur de devenir dépendants des autres au quotidien. Pour éviter de perdre leur autonomie et leur place dans la société, ils continuent souvent à conduire malgré leurs difficultés. Parfois même, c’est leur situation médicale qui les évaluent leur comportement, comme un début d’Alzheimer par exemple pour un sénior. Vous pouvez cependant les aider à mieux appréhender leur comportement. Enclenchez la conversation avec le conducteur sur sa conduite. Lorsque les gens vieillissent, ils ont tendance à s’adresser en premier à leurs proches pour un avis désintéressé concernant leur bien-être, et les questions de santé. Reprenez la conversation le plus souvent possible sur le sujet. Essayez d’engager la conversation en manifestant un réel intérêt chaleureux pour la personne et son bien-être, en vous basant sur ce que vous avez recours. Suggérez des options variées en fonction du degré de difficulté à conduire. La même solution n’est pas applicable à tous. Arrêter la conduite est la solution dans certains cas. Dans d’autres, un arrêt prématuré de la conduite va entraîner une baisse des capacités accélérées en raison du choc psychologique. Vous pouvez alors lui suggérer de faire évaluer sa conduite dans une auto-école, de suivre des cours de remise à nouveau, de limiter sa conduite à certaines heures du jour et à des itinéraires familiers. Vous pouvez aussi encourager à adopter progressivement d’autres modes de transport lorsque cela est possible: covoiturage, famille, amis, transports publics, taxis. Et l’accompagner lors de ses essais. Recherchez une aide complémentaire si nécessaire. Si, suite à vos conseils, la personne ne vous écoute pas et si ses difficultés à conduire s’accroissent, il peut devenir nécessaire d’impliquer le médecin de famille. En dehors du cercle des proches, il est souvent la personne qui a le plus de crédibilité auprès de l’intéressé sur les questions de santé. de suivre des cours de remise à nouveau, de limiter sa conduite à certaines heures du jour et à des itinéraires familiers. Vous pouvez aussi encourager à adopter progressivement d’autres modes de transport lorsque cela est possible: covoiturage, famille, amis, transports publics, taxis. Et l’accompagner lors de ses essais.