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Quelles sont les conditions nécessaires pour bénéficier d’un arrêt maladie long pour cause de dépression

arrêt maladie long

Responsable de 15 millions de jours de travail perdus en un an, la dépression est un grave problème de santé mentale. Si vous êtes déprimé, vous devez vous assurer de prendre soin de vous. En effet, faire face à une maladie mentale peut être épuisant et il faut se donner le temps nécessaire pour se rétablir. Cela implique de réintégrer votre grand cercle social avec le même rythme mesuré. Il faut aussi considérer l’impact de tout médicament que vous pourriez prendre. Certains peuvent vous rendre somnolent, ce qui peut ne pas être compatible avec vos périodes de travail les plus fatigantes. Au fil du temps, votre médecin traitant voudra peut-être ajuster vos médicaments pour gérer de manière optimale la chimie de votre cerveau. Cela peut prendre des jours, des semaines ou des mois avant que votre médecin et vous-même sachiez si le médicament et le dosage vous conviennent. Pendant cette période de transition, vous pouvez avoir des réactions physiques ou des sautes d’humeur. Pour toutes ces raisons, vous serez certainement amené à demander un arrêt maladie pour dépression. Voici l’essentiel à savoir si vous faites face à une telle situation.

Obtenir un congé maladie pour dépression

Dès que vous ressentez que vous ne pouvez plus accomplir vos tâches quotidiennes à cause d’une dépression, vous devez contacter votre médecin. Ce dernier est le seul apte à déterminer si vous avez vraiment besoin d’un arrêt de travail pour dépression. Vous devrez être honnête et direct lorsque vous répondez à ses questions afin qu’il puisse avoir une idée concrète de vos problèmes.

Si votre médecin décide que votre état de santé mentale affecte votre aptitude au travail, il peut émettre une note. Celle-ci peut indiquer que vous êtes « inapte au travail » ou « apte au travail, en tenant compte des conseils ». Dans ce dernier cas, il peut suggérer à votre employeur des modifications pour faciliter votre reprise. Cela peut inclure un retour progressif, des changements des tâches que vous effectuez ou des aménagements d’horaires de travail. Toutefois, si votre employeur est incapable d’apporter les modifications suggérées, la note sera traitée comme si elle indiquait simplement « inapte au travail ». Dans ce cas, vous pourrez obtenir un congé maladie longue durée. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter des sites tels que fredericarminot.com.

Évaluer la gravité d’une dépression : rôle d’un spécialiste

La dépression est un problème de santé mentale grave et, dans les cas réels, un médecin émettra une note appropriée. Il y a un certain degré de stigmatisation à s’absenter du travail en raison de problèmes de santé mentale. Les gens peuvent être perçus comme profitant du système. Mais si vous êtes déprimé, vous devez être certain de prendre soin de vous. Et le médecin n’est pas là pour vous juger en tant que personne.

Obtenir un arrêt maladie dépression est un bon pas sur la voie du rétablissement. Ce n’est cependant qu’une étape : il faut prendre le temps pour une évaluation, puis déterminer les éléments indispensables à votre guérison et votre épanouissement.

Au cours de vos premières séances avec votre médecin, ce dernier effectuera un bilan et émettra des consignes pour traiter au mieux vos problèmes. Dans certains cas, il peut vous suggérer de changer complètement de travail et de démissionner de votre poste actuel, potentiel obstacle à votre rétablissement.

Dépression en lien avec le travail : un critère essentiel

Des problèmes de santé mentale courants peuvent avoir une cause unique en dehors du travail, par exemple un deuil, un divorce, une dépression postnatale, une maladie ou des antécédents familiaux du problème. Mais les gens peuvent avoir ce genre de problèmes sans cause évidente. Il arrive aussi que la dépression soit due au travail. Les origines peuvent être multiples : trop de charge de travail, abus de pouvoir de l’employeur, applications de sanctions démesurées…

La dépression ne figure pas dans la liste des maladies professionnelles. De ce fait, elle n’est reconnue en tant que telle que si elle est liée à l’activité du salarié. En effet, certains événements qui surviennent pendant le travail, causant des lésions corporelles, sont considérés comme relevant de maladies professionnelles. Cela concerne aussi les souffrances psychiques. La dépression au travail est une condition difficile à diagnostiquer par soi-même, bien qu’un tel diagnostic ait déjà été posé auparavant. Seul un médecin compétent et agréé pourra parvenir à cette conclusion, après quelques séances de consultation. Dans ce cas, l’employé se verra alors accorder un arrêt de travail dépression sur prescription du médecin, comme pour le cas d’une maladie professionnelle telle que définie par la loi.

Modalités d’indemnisation en cas d’arrêt maladie dépression

Qu’il y ait eu ou non prescription du médecin spécialiste pour dépression, la réglementation en matière d’indemnisation reste inchangée : pendant une longue maladie dépression, le montant perçu par le salarié se limite à 50 % de son salaire de base. Il y a également un plafond applicable : 43,80 euros ou 58,40 euros à partir du 31e jour si l’employé a trois enfants à charge au minimum. Il faut également que le salarié ait un an d’ancienneté pour bénéficier du maintien de ce droit. En outre, il devra respecter les formalités de déclarations afférentes à l’information sur son arrêt maladie dans un délai de 48 heures. Il doit être affilié à la Sécurité sociale et ne peut se soigner qu’en France ou dans un état de l’Union européenne. Il faut cependant noter que l’indemnisation ne sera déclenchée qu’après trois jours de carence. Autrement dit, le salarié ne percevra d’indemnisation qu’au quatrième jour de congé maladie. Néanmoins, l’entreprise peut appliquer des dispositions plus favorables et les inclure dans l’accord collectif.

Concernant la durée, elle ne peut excéder 360 jours d’indemnisation journalière sur trois ans. Cette durée ne considère pas les trois jours de carence ni les indemnités perçues dans des situations spécifiques (maternité, accident de travail, maladie professionnelle).

Arrêt maladie : les aménagements possibles

Pour des motifs aussi bien économiques que sociaux, indépendamment des circonstances, un arrêt maladie pour dépression ne peut être à durée indéterminée. Dans la société, le travail fait entièrement partie des normes et se considère même comme ayant sa contribution dans le processus de guérison. En effet, les professionnels s’accordent sur le fait que le comportement d’ensemble sera plus rapidement retrouvé grâce au fait d’« être comme tout le monde ». De plus, ne pas travailler est économiquement impossible. D’une manière générale, dans la pratique, des entretiens réguliers avec le médecin de travail favorisent la réintégration professionnelle. Dans certains cas, après une longue maladie dépression, les horaires de travail après l’arrêt peuvent être aménagés pour des besoins thérapeutiques. Il se peut donc que vous travailliez à mi-temps, mais que vous perceviez l’intégralité de votre salaire. Il s’agit d’un aménagement d’ordre administratif entre l’employeur et l’assurance maladie.

En pratique, il est nécessaire de faire reconnaître le lien entre dépression et travail pour que la dépression soir reconnu en tant que maladie professionnelle. Avant tout, l’employé doit consulter son médecin, ce dernier étant seul apte à reconnaître ce lien et à établir le certificat médical ouvrant droit au congé maladie et à la couverture par la sécurité sociale. Pour ce faire, le médecin sera amené à mener des enquêtes concernant les circonstances dans lesquelles le salarié travaille, et ceci avec la collaboration de ce dernier et de son employeur.