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PARKINSON : Une maladie encore mal connue

Symptômes, fonctions atteintes, évolution, complications, causes de cette maladie… Les questions que vous vous posez sur la maladie de Parkinson. Quels sont les symptômes de la maladie de Parkinson ?

Le symptôme premier, c’est l’absence de mouvement, ou akinésie en langage médical. Cela veut dire que les malades ont du mal à bouger, voient leurs mouvements ralentis ou réduits dans leur amplitude.
Un autre signe révélateur est la rigidité musculaire. Et le plus célèbre, l’image d’Épinal de la maladie, c’est le tremblement, qui n’est d’ailleurs pas toujours présent : un quart des patients ont une forme non tremblante de la maladie.
Il s’agit d’un tremblement de repos typique, comme si on émiettait du pain ou comptait sa monnaie.

• Cette maladie atteint-elle seulement la motricité ?

Avec le temps, la maladie (qui évolue sur une vingtaine d’années ou plus), touche d’autres systèmes nerveux.
Par exemple, chez les patients les plus âgés, elle atteint le système végétatif, celui qui régule la respiration, la digestion, la circulation.
Les parkinsoniens supportent mal les changements de température, leur sudation n’est pas adaptée, ils ont parfois des envies urgentes d’uriner, l’intestin est un peu lent…
Les troubles de l’humeur sont fréquents, pouvant aller jusqu’à la dépression.
Les capacités de concentration et d’attention sont moindres après 65 ans, et cela peut devenir sévère chez 20 % des patients : les facultés intellectuelles sont intactes, mais il devient très difficile de les solliciter.

• A-t-on identifié la cause de cette maladie ?

On sait ce qui provoque les troubles : la disparition des neurones qui secrètent normalement la dopamine, une substance indispensable à la circulation des influx nerveux.
Mais cette disparition est encore un mystère dont on n’a pas la clef. On a formulé beaucoup d’hypothèses.
La première supposait la présence d’un toxique dans les pesticides, les herbicides… Quelques études menées dans ce sens ont conduit à des conclusions contradictoires.
La deuxième piste est génétique. On a étudié les profils génétiques des patients présentant une forme familiale de la maladie (quinze malades sur une quarantaine de personnes apparentées).
Une dizaines de gènes ont déjà été identifiés, dont la mutation peut provoquer la mort prématurée de certaines cellules.

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