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OPERER SANS CICATRICES : Les applications

Genoux, épaules, mains, examens, gynécologie, urologie, système digestif… La chirurgie mini-invasive est la technique de plus en plus souvent utilisée pour certaines interventions.

De multiples possibilités

Aujourd’hui, l’arthroscopie est proposée, dans la majorité des cas, pour les opérations du genou (ménisque, ligaments croisés…) et certaines opérations de l’épaule et de la main.
Elle peut également être utilisée pour poser un diagnostic en cas de douleur, si les radios, scanner ou IRM sont insuffisants, ou pour effectuer un prélèvement.
Certaines opérations « standard » sont couramment et quasi exclusivement pratiquées en cœlioscopie. C’est le cas pour 80 % des grossesses extra-utérines, des kystes de l’ovaire, des stérilités dues à une obstruction des trompes, de certaines incontinences…
Les chirurgiens digestifs choisissent souvent, eux aussi, la cœlioscopiepour la vésicule biliaire, les hernies ou les appendicites.

• Pontage sans cicatrice

La chirurgie vasculaire et cardiaque (malformations congénitales, pontages…) commence aussi à s’y intéresser de près. Guy, 50 ans, diabétique, a été ponté par chirurgie mini-invasive.
« Je souffrais d’angine de poitrine, avec un risque élevé d’infarctus. D’où ma peur quand j’ai appris que je devais être opéré du cœur, se souvient-il. Quand le chirurgien m’a expliqué qu’il pouvait réaliser le pontage sans ouvrir le thorax et sans cicatrice, j’ai soufflé ! »
Huit jours après son passage au bloc, Guy quittait l’hôpital pour un centre de rééducation, retrouvant en quelques semaines une vie normale.

• Attention aux effets de mode

Pour certaines interventions, on manque encore de recul pour affirmer que la technique présente un réel « plus ».
« Attention aux effets de mode », alertent le Dr Ronald Virag et le Pr Bertrand Dufour, urologues. Seul un urologue sur dix l’utilise pour l’ablation de la prostate.
En effet, la cœlioscopie ne semble pas limiter le risque d’abîmer les nerfs commandant l’érection.
La réserve vaut aussi pour l’ablation de l’utérus ou le prolapsus (descente d’organes) : les gynécologues préfèrent opérer de façon traditionnelle, en ouvrant l’abdomen, ou par voie vaginale. Le geste est plus compliqué en chirurgie mini-invasive.

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