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Médicaments génériques : pourquoi les adopter ?

Les génériques font désormais partie de notre quotidien. Pourtant, on s’en méfie encore. Ils sont pris, à tort, pour des contrefaçons ou des médicaments au rabais. Ce qui est très loin d’être le cas. 

Un générique, c’est quoi au juste ?

C’est un médicament. Il a le même principe actif, les mêmes vertus thérapeutiques, le même dosage, le même mode d’administration que le médicament d’origine, appelé “princeps”. Il en est la copie conforme, en dépit d’excipients (composants neutres utilisés pour lui donner sa forme, sa couleur, sa taille ou son goût) quelquefois différents. Ce qui les sépare, c’est leur prix. Un générique coûte en moyenne 30% moins cher. C’est pourquoi la sécurité sociale en recommande vivement l’usage.

Tout médicament est-il destiné à devenir un générique ?

Oui, tout nouveau médicament est destiné à devenir un générique. Dès qu’un laboratoire découvre une molécule (le principe actif), il dépose un ou plusieurs brevets auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi). Au bout de vingt ans, le brevet devient caduc et la molécule tombe dans le domaine public. Tout autre établissement pharmaceutique peut alors s’en emparer pour la copier, puis fabriquer un médicament sous une nouvelle dénomination. Ce médicament copié doit avoir les mêmes critères de qualité, d’efficacité et de sécurité que l’original. son prix est moins élevé parce que les coûts de recherche n’y sont pas répercutés. En 2005, plus de 2 200 génériques correspondant à quelque 150 principes actifs passés dans le domaine public étaient disponibles en France.

A quoi les reconnaît-on ?

On les reconnaît de deux façons.
Soit le médicament générique est proposé sous le nom scientifique de la molécule qui le compose (appelée dénomination commune internationale ou DCI), il figure alors sur l’emballage, suivi du nom du laboratoire producteur. par exemple : Progesterone Rathiopharm ou Progesterone Merck sont les génériques d’Utrogestan, l’original fabriqué par Besins international, et dont le principe actif est la progestérone.
Soit le générique est vendu sous un nom de marque assorti du symbole “Gé” : Estima Gé ou Evapause Gé dont la molécule copiée est aussi celle du seul utrogestan. Ce dernier compte pas moins de huit génériques ! Copies ou originaux sont remboursés au même taux de 65 ou 35 %.
Quand sont-ils délivrés ?

Dans trois circonstances.
Soit le médecin prescrit directement un générique précis sur son ordonnance.
Soit il indique son principe actif (la DCI). Dans ce cas, c’est alors au pharmacien de proposer le médicament adéquat parmi le groupe de génériques qu’il a en stock.
Soit le médecin indique sur son ordonnance un médicament “princeps”. Le pharmacien peut alors le remplacer par son équivalent générique comme l’y autorise la loi de substitution en vigueur depuis 1999. À condition, bien sûr, que son client soit d’accord. Si, de son côté, le médecin est opposé à la substitution, il aura indiqué “Ns” (Non substituable) sur l’ordonnance.
Ai-je le droit de refuser le générique que me propose mon pharmacien ?

Oui. Chaque assuré peut refuser la substitution et exiger un médicament de marque. Seulement, dans ce cas, le pharmacien ne pratiquera pas le ticket modérateur, et vous serez obligé de payer vos médicaments plein tarif. Bien entendu, vous serez remboursé, après avoir déposé vos feuilles maladie dûment remplies à votre caisse de Sécurité sociale. Ce qui prend plus de temps…

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