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L’épargne salariale : votre employeur vous aide à épargner

Certaines entreprises aident leurs salariés à se constituer un capital. La réforme de l’épargne salariale, enclenchée l’an dernier, incite davantage d’employeurs à offrir cette solution.
Comment ça marche

L’outil le plus répandu aujourd’hui est le plan d’épargne entreprise (PEE) en attendant la mise en place du PERCO (voir fiche) qui regroupe également le PEI, le PPESV, etc.
Ce placement unique et simplificateur autorise l’entreprise à inciter l’épargne en vue de la retraite. Si la vôtre le met en place, n’hésitez pas !
Toute entreprise est libre d’en créer un. Si elle le fait, les salariés peuvent placer sur ce plan la participation aux bénéfices, l’intéressement, et même faire des versements de leur poche. Or, la plupart des entreprises font un geste supplémentaire et complètent dans certaines limites l’effort d’épargne du salarié par un « abondement ».
Mais, attention, l’argent versé sur le plan est bloqué 5 ans, excepté dans certaines circonstances (mariage, achat d’une résidence principale, départ à la retraite…) qui autorisent un retrait anticipé.

• Combien ça rapporte ?

Sur ces plans d’épargne, l’entreprise met en général à votre disposition un ou plusieurs fonds communs de placement d’entreprise (FCPE), qui ressemblent aux Sicav ou aux FCP de votre banque.
Vous placez votre épargne sur celui qui vous convient, en fonction du risque que vous êtes prêt à accepter : plus le placement est orienté « actions », plus il peut vous rapporter, mais plus vous pouvez perdre.
Certains sont par exemple investis en placements monétaires, sans risque mais peu rémunérateurs (aujourd’hui, autour de 3 % avant prélèvements sociaux). D’autres détiennent une part plus ou moins importante d’actions. Leurs performances dépendent donc en partie de la Bourse.

• La fiscalité

En contrepartie de l’indisponibilité des sommes pendant au moins 5 ans (sauf exception, voir ci-dessus), les produits de l’épargne sont exonérés de l’impôt sur le revenu, mais soumis aux prélèvements sociaux.
L’abondement n’est pas considéré comme un complément de salaire sur le plan fiscal. Il n’est donc soumis ni à l’impôt sur le revenu, ni aux cotisations sociales (sauf CSG et CRDS).
• À noter

Désormais, les chefs de petites entreprises ont le droit de profiter eux aussi de tous ces avantages (y compris l’abondement, déductible dans certaines limites des bénéfices) et peuvent mettre en place un plan d’épargne s’ils ont au moins un salarié.

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