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La coloscopie en cinq questions

C’est la technique la plus fi able pour explorer la muqueuse de l’intestin et du côlon. Très fréquent, cet examen est réalisé par un gastro-entérologue.

Pour qui ?

Toutes les personnes, hommes et femmes, quel que soit leur âge, présentant des saignements d’origine digestive, des diarrhées chroniques et/ou des douleurs abdominales restant inexpliquées.
Pour toutes les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal, il est recommandé de pratiquer régulièrement un tel examen dès l’âge de 45 ans. Et de le renouveler par la suite tous les cinq ans. Le dépistage permet ainsi de réduire de 30 % la mortalité due au cancer du côlon.

• Pour quoi ?

Pour détecter la présence de polypes (tumeurs bénignes), ainsi que de découvrir une inflammation ou une infection du côlon. C’est aussi l’examen de référence pour dépister un cancer du côlon.

• Comment ?

Elle consiste à explorer le gros intestin, à l’aide d’un coloscope introduit par l’anus.
Cet appareil se présente sous la forme d’un tube souple de 1 centimètre de diamètre, équipé d’un système de fi bres optiques qui retransmettent les images sur un écran.
Le coloscope peut être équipé de pinces, pour effectuer, si besoin, des prélèvements de muqueuses, et de ciseaux, pour retirer les polypes de petite taille.
Ce n’est pas un examen douloureux, mais il n’est pas très plaisant.

• Les étapes ?

Dans la période qui précède l’examen le gastro-entérologue prescrit un régime alimentaire, ainsi qu’une préparation à boire, peu agréable à avaler, mais indispensable pour nettoyer le mieux possible l’intestin et limiter la quantité de matières fécales.
La coloscopie se pratique sous anesthésie générale légère afi n de rendre l’examen plus confortable. Le patient est installé soit sur le côté soit sur le dos, selon la préférence du médecin. Celui-ci introduit ensuite tout doucement le coloscope par l’anus, puis progresse lentement à l’intérieur de l’intestin. Pour faciliter l’exploration, l’appareil envoie en même temps un gaz qui permet de “déplisser” la muqueuse. Chaque centimètre carré de la paroi intestinale est ensuite analysé minutieusement.
Si le médecin a un doute devant une image anormale, il peut décider de procéder à des prélèvements de muqueuse (biopsies) qui seront ensuite envoyés à un laboratoire pour y être analysés. De même, s’il découvre des polypes de petite taille, il pourra décider de les détruire en les brûlant au laser ou en les sectionnant à la base. Selon les gestes effectués, l’examen peut durer entre une demi-heure et une heure environ.

• Et après ?

Le patient reste en observation durant environ trois heures.
En raison de l’insufflation d’air dans les intestins, il se peut qu’il ressente de légères douleurs abdominales ou qu’il se sente ballonné. Mais ces désagréments vont disparaître rapidement.
Après une collation, on l’autorise à rentrer à chez lui et, le soir même, il peut s’alimenter et boire normalement.
Généralement, le gastro-entérologue donne tout de suite un premier commentaire sur les résultats. Lorsqu’il a procédé à une ablation de polypes ou à une biopsie, il en est fait mention dans le compte rendu qui sera envoyé au médecin traitant du patient. À charge pour lui d’expliquer à ce dernier les éventuelles complications et de mettre en place un traitement, si cela se révèle nécessaire.

• La coloscopie virtuelle

Pour les patients qui ont du mal à supporter l’examen traditionnel, il existe une nouvelle technique moins invasive et sans anesthésie pour explorer le côlon : la coloscopie virtuelle.
Cette technique utilise un scanner et un traitement informatisé des images pour obtenir une visualisation en trois dimensions du côlon. Les images obtenues simulent ainsi celles obtenues par coloscopie.
Toutefois, cet examen a également ses limites, car le scanner ne détecte pas les lésions qui ne sont pas en relief.
En outre, si le scanner révèle une lésion, il faudra tout de même réaliser une coloscopie classique.

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