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ASSURANCE VIE : CE QU’ELLE RAPPORTE VRAIMENT Des rendements toujours à la baisse

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Les rendements de l’année 2005 sont inférieurs à ceux de 2004. Les contrats proposés par les compagnies filiales de banques enregistrent les plus mauvais résultats.

Rendements faibles mais sûrs

L’assurance vie a vu, une fois de plus, ses rendements baisser l’an dernier.
Du moins sur les contrats et les supports en euros, sans risques.
Le plus souvent, les compagnies d’assurances ont servi des rémunérations inférieures de 0,20 à 0,40 % à celles de 2004.
Les meilleurs contrats ont par exemple offert entre 4,40 et 4,70 % (1) en 2005.
Celui de l’Afer, la célèbre association d’épargnants (une référence sur le marché), a rapporté 4,41 %, contre 4,75 % en 2004.
Avec lui, dans le peloton de tête, les compagnies d’assurances classiques figurent souvent en bonne place.

Les contrats bancaires à la traîne

Les banques servent, quant à elles, les rendements les plus médiocres.
On ne peut d’ailleurs que s’étonner de voir tant de clients accepter de souscrire à leurs contrats d’assurance vie alors que leurs performances comptent régulièrement parmi les plus mauvaises.
En 2005, certaines banques ont ainsi réussi tout juste à maintenir autour de 4 % leur contrat vedette, et souvent en sacrifiant en contrepartie la rémunération d’autres contrats qui ne sont plus commercialisés ou qui sont moins largement vendus.
Parmi ces derniers, bon nombre rapportent désormais moins de 4 % !

Attention aux offres trop alléchantes

Explication : sur de nombreux contrats ou supports en euros, le mode de calcul des gains réalisés et de la part de ceux-ci distribuée aux assurés laisse à l’assureur ou à la banque une certaine marge de manœuvre pour se montrer plus ou moins généreux.
Par exemple, aux Caisses d’Épargne, le support en euros du contrat phare, Nuances 3D, sauve l’honneur à 4 % (contre 4,10 % en 2004)… mais la rémunération du contrat en euros Initiatives Transmission est, elle, descendue à 3,85 %.
Toutefois, les souscripteurs du premier ne doivent pas se réjouir trop vite car la roue tourne : rien ne dit que, dans quelques années, un nouveau contrat ne l’aura pas à son tour supplanté.
Et que son rendement ne sera pas à son tour sacrifié.

Un mécanisme complexe

Bien sûr, les épargnants repensent avec nostalgie aux rémunérations de 5 ou 6 % dont ils bénéficiaient encore il y a seulement quelques années.
Pourtant, les rendements de 2005 auraient pu être plus décevants encore.
Les assureurs sont en effet confrontés à une situation difficile.
Les capitaux placés sur les supports ou contrats en euros sont investis majoritairement en obligations.
Les intérêts qu’elles versent constituent donc l’essentiel de la rémunération annuelle du placement.
Certaines de ces obligations, souscrites voilà de nombreuses années, continuent à rapporter de 6 à 8 % par an.
Mais elles viennent à échéance progressivement et doivent être remplacées par de nouvelles, moins rentables.
Celles acquises en 2005 rapportent par exemple entre 3,30 et 3,70 % seulement.
C’est aussi à ces taux que sont placés les nouveaux versements réalisés par les clients sur les contrats.

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