Go to Top

Amoureux pour longtemps

Une vie amoureuse qui s’essouffle, ce n’est pas une fatalité. A vous d’entretenir la flamme, en suivant ces quelques pistes.

Non aux idées préconçues

Rien de pire que de céder aux clichés, à la tyrannie du plaisir, aux idées toutes faites. On ne le dira jamais assez : il n’existe pas de norme en matière de sexualité. Sur le même centimètre carré de peau, l’effet variera selon la confiance en soi et en l’autre, le contexte et le sentiment que la caresse traduit, l’aptitude à se relaxer.
Impossible d’atteindre l’orgasme sans« lâcher prise », accepter de perdre en partie le contrôle de soi-même pour partager à deux l’aventure.

• Se soustraire à l’obligation de résultat

Le véritable antidote serait de se focaliser sur une obligation de résultat. L’amour est d’abord un échange, qui se construit et s’entretient dans la connaissance de l’autre et le désir de le satisfaire tout en tenant compte de nos propres besoins. Cela suppose des réajustements au fil des rencontres et des conversations franches.

• Amoureux plus que jamais

Vivre toute sa vie les yeux dans les yeux ? L’histoire est vouée à l’échec, sauf à se transformer au fil de la vie commune en une relation équilibrée, savant mélange d’empathie et de séduction. « Séduction et empathie sont absolument nécessaires au couple et constituent ce qu’on pourrait appeler la « vinaigrette amoureuse » », poursuit Gérard Apfeldorfer. L’empathie est la capacité à se mettre à la place de l’autre : je te comprends et tu me comprends. Elle est du domaine de l’amitié et se consolide au cours du temps.
La séduction est une relation beaucoup plus forte, voire violente, qui nous place dans un rapport de force et de possession. Ne dit-on pas qu’un regard séduisant nous « capture » ? Relation plus ludique, la séduction permet le désir, donc les relations sexuelles. Ancrée dans le présent et l’immédiateté, elle n’est jamais acquise et suppose de pouvoir étonner l’autre, remettre en question ce que l’on sait de lui, ce que l’on croit de soi.
• Parler de son désir

Oser nommer ses besoins, ses désirs, « être inventif, sans fausse pudeur », sourit Annick, la cinquantaine rayonnante. Elle se souvient : « Notre relation sombrait dans la routine. Je sentais mon mari s’éloigner, lui qui avait toujours pris l’initiative ne tentait plus grand-chose. Je nous trouvais trop jeunes pour capituler, j’ai décidé de réagir. »
« La lecture d’ouvrages sur le sujet m’a donné confiance, j’ai compris que nous pouvions faire évoluer notre relation. Un soir j’ai sorti mon livre et j’ai lu à voix haute. Mon mari a pris conscience que l’amour physique est important pour moi, il me parle plus librement et nous sommes sortis de l’ennui… »

• Sécheresse vaginale : pas une fatalité

La première cause d’inconfort lors des rapports sexuels est la sécheresse vaginale. Elle concerne la majorité des femmes ne prenant pas de traitement hormonal substitutif après la ménopause. Elle peut être contrée par des hormones, sous forme de crème à appliquer localement ou par des lubrifiants vaginaux, vendus en pharmacie (sans prescription médicale). Les fibromes engendrent aussi, dans presque 20 % des cas, des douleurs lors des relations sexuelles. Très fréquentes, les inflammations de la vulve provoquent irritations et démangeaisons et rendent les rapports difficiles. Mais des solutions existent : mieux vaut demander conseil à son médecin.

• Erection : des solutions adaptées

Les troubles de l’érection augmentent avec l’âge. Leur origine psychologique est souvent mise en avant, notamment l’angoisse de la performance, mais il convient aussi de rechercher une explication organique (effet secondaire d’un traitement contre l’hypertension, la dépression ou l’excès de cholestérol par exemple). Eviter les facteurs aggravants (tabac, alcool, mauvaise observance des traitements en cours…) limite également le problème.
Lorsque la cause est d’ordre psychologique, les médicaments sexo-actifs sont efficaces dans un grand nombre de cas. Certains (Viagra, Cialis et Levitra) agissent localement sur une enzyme présente en grande quantité dans la verge, d’autres (Ixense et Uprima) directement sur les centres du cerveau qui commandent l’érection. Ils ne génèrent pas le désir mais favorisent l’érection en présence d’une excitation sexuelle.
Mais ce n’est pas toujours vers la chimie qu’il faut se tourner. « La psychothérapie cherche à comprendre l’origine des troubles afin d’aider chacun à se sentir bien dans son couple et à retrouver une relation épanouissante. La sexothérapie s’intéresse d’abord aux symptômes sexuels et propose une solution pour les faire disparaître rapidement », précise le Dr Sylvain Mimoun. Si la première nécessite environ une dizaine de séances, une ou deux fois par mois, la seconde peut débloquer une incompréhension en une seule séance parfois. Autant de bonnes raisons de ne pas garder pour soi ses difficultés.

• Le plaisir entretient la vie

« Les personnes qui conservent des activités sexuelles hebdomadaires, avec ou sans orgasme, vivent en meilleure santé et sont plus heureuses, tout simplement parce que le corps continue d’avoir du plaisir : la sexualité est source de plaisir, et le plaisir entretient la vie », affirme Yvon Dallaire, sexologue québécois.

Lire la suite :
• L’abécédaire santé et sexualité

Lire aussi :
Femmes : 50 ans et en pleine forme !
Vaincre le cancer au masculin
Mammographie : répondez présente

Articles similaires